Sauter le petit-déjeuner est corrélé à un risque accru de décès

illustrationSelon les conclusions d’une étude de cohorte portant sur la population américaine, la consommation d’un petit-déjeuner est associée à une meilleure santé cardio-vasculaire et à un risque plus faible de décès toutes causes confondues. Même si le lien de causalité n’est pas établi, ces résultats devraient inciter les professionnels de santé à maintenir le petit-déjeuner comme un outil de prévention des maladies cardio-vasculaires.

Parue au mois d’avril dernier dans le Journal of the American College of Cardiology, cette étude de cohorte prospective a permis d’analyser les habitudes alimentaires d’un échantillon de 6550 adultes, représentatif de la population américaine ayant participé à l’étude NHANES III menée entre 1988 et 1994. Leur objectif était d’identifier d’éventuels liens statistiques entre le fait de sauter le petit-déjeuner et les maladies cardio-vasculaires d’une part et la mortalité toutes causes confondues d’autre part.

Si la fréquence de la prise de petit-déjeuner a pu être évaluée par un entretien à domicile, les décès et les causes sous-jacentes ont été analysés à partir des dossiers médicaux des sujets jusqu’au 31 décembre 2011. Les résultats ont été ajustés à l’aide des modèles de régression pondérés de Cox à risques proportionnels.


Sur l’échantillon de l’étude, constitué à 48 % d’homme, 5,1 % ne prennent jamais de petit-déjeuner, 10,9 % rarement, 25 % de temps en temps et 59 % tous les jours. Pendant la durée du suivi (entre 17 et 23 ans selon les sujets), 2 318 décès sont survenus dont 619 étaient la conséquence d’une maladie cardio-vasculaire.

Après ajustement, les sujets qui ne consomment jamais de petits-déjeuners présentaient un rapport de risque de 1,87 (IC à 95 % : 1,14 à 3,04) pour la mortalité cardio-vasculaire et 1,19 (IC à 95 % : 0,99 à 1,42) pour la mortalité toutes causes confondues par rapport à ceux qui prennent un petit-déjeuner tous les jours.

En 2013, une autre étude de cohorte menée sur 27 000 hommes américains avait pu établir un lien similaire entre l’absence de petit-déjeuner et la survenue d’une maladie coronarienne.

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