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Dépistage des cancers et qualité des soins en Ile de France

L’Union Régionale des Médecins Libéraux d’Ile de France (URML-IDF) organisait aujourd’hui une journée consacrée à la santé publique et à la médecine libérale dont le thème cette année traitait de la problématique du dépistage des cancers en Ile de France. L’URML a retenu quatre sortes de cancers dans leur priorité dont les cancers colorectaux qui semblent être sur la voie du dépistage systématique à l’échelle nationale après celui du sein en vigueur depuis juillet 2001.

L’URML a choisi de s’intéresser aux cancers dont le dépistage précoce pourrait permettre d’éviter certains cas et par conséquent de baisser la mortalité et la morbidité qui leur sont liées. Il s’agit du cancer colorectal, du cancer du col de l’utérus, du cancer du sein et du cancer de la peau, ce dernier faisant parler de lui avec 6000 nouveau cas de mélanomes par an.

Le cancer représente une morbidité et une mortalité importantes en Ile de France avec 22298 cas répertoriés en IDF l’année dernière. Le cancer colorectal est le plus fréquent avec 2300 décès par an. Actuellement, seul le cancer du sein bénéficie d’une campagne de dépistage généralisée depuis juillet 2001.

Au cours de cette journée, différentes présentations sont réalisés par des médecins du secteur privé et libéral, pour sensibiliser l’ensemble des professionnels de santé (cancérologues, radiologues, généralistes) ainsi que les associations et les organisations publiques (CNAM, CANAM) sur l’importance du dépistage du cancer.

Durant les débats, il sera beaucoup question du cancer colorectal qui selon l’ensemble des médecins présents, a tout pour devenir l’objet d’un plan de dépistage systématique. Il ne manque plus selon eux que de l’accord de la caisse primaire de maladie pour rembourser le test de dépistage Hemoccult, qui, selon plusieurs études prospectives, permettrait réduire la mortalité de 15 à 20% de la population entre 50 et 75 ans avec 50 à 75% d’utilisateurs de ce test.

Le maître mot est l’information aux patients (un dépistage efficace est valable lorsqu’au moins 50% de la population se fait dépister). Des efforts considérables ont été effectués par les médecins, notamment les radiologues qui ont accepté le principe de la seconde vérification des clichés.

Il est beaucoup question de la qualité des soins ainsi que du contrôle de cette qualité, inclus dans un cahier des charges respecté par le plus grand nombre (par exemple tous les centres réalisant des tomographies ont des appareils validés, même si tous ne répondent pas encore à certains points du cahier des charges).

Enfin tous s’accordent à dire (libéraux et institutionnels) que le dépistage est un partenariat, que la volonté est là, alliée à l’organisation et à la fédération des intervenants entre eux (du biologiste au généraliste en passant par le radiothérapeute) et qu’il ne manque plus pour la plupart des cas d’un soutien financier de la part des pouvoirs publics.

Source : URML-IDF 21 novembre 2001, Maison de la Recherche, Paris

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