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Différenciation in situ de cellules souches en neurones dopaminergiques

Des chercheurs américains et suédois ont réussi à faire différencier des cellules souches embryonnaires de souris en neurones dopaminergiques fonctionnels dans le cerveau de rats chez qui avaient été induits les symptômes de la maladie de Parkinson (MP). La greffe semble avoir restauré les fonctions cérébrales ainsi que les caractéristiques anatomohistologiques des tissus cérébraux lésés.

La MP se caractérise par la perte de neurones dopaminergiques dans le cerveau intermédiaire, en particulier dans le striatum. Les traitements existant (L-DOPA) n’étant pas satisfaisant, d’autres thérapies alternatives sont en cours d’essai comme la transplantation de cellules souches embryonnaires (ES).

Lars Björklund et ses collaborateurs, qui déjà avaient réalisé des essais de greffes ES mais constaté des problèmes d’homogénéité des tissus néoformés, ont utilisé une technique de greffe à partir de cellules ES très diluées, jusqu’à une cellule par culture, de façon à éviter les contacts cellule-cellule qui engendrent la migration cellulaire hors du site d’implantation.

Les chercheurs ont transplanté différentes concentrations de cellules ES de souris dans les striatums de rats ayant des lésions caractéristiques de la MP induites par l’injection dans le cerveau intermédiaire de 6-OHDA.

Les chercheurs ont constaté que l’injection de faibles doses de cellules ES donnait une prolifération de cellules différenciées en neurones dopaminergiques à l’endroit de la lésion.

L’asymétrie motrice constatée avant la greffe a été restaurée. De même le recouvrement du comportement normal des animaux ainsi que les réseaux nerveux et les connections dans le striatum ont été observés à l’aide de l’IRM et de la TEP.

Ces résultats prouvent selon leurs auteurs que des cellules ES transplantées peuvent se développer spontanément en neurones dopaminergiques capables de restaurer la fonction cérébrale ainsi que le comportement de l’animal dans un modèle de MP.

Les auteurs considèrent désormais la greffe de cellules ES comme un moyen envisageable de thérapie cellulaire de la MP chez l’homme.

Source : PNAS 2002 publication électronique avancée.

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