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Les stupéfiants et les antidépresseurs augmentent le risque de fracture chez les femmes âgées

Les patientes âgées qui prennent des stupéfiants ou des antidépresseurs ont un risque plus élevé de fracture non vertébrale, indique un article paru dans l’édition des Archives of Internal Medicine du 28 avril 2003.

Selon les informations rappelées dans cette publication, l’utilisation de molécules actives sur le système nerveux central peut perturber la vigilance et la fonction neuromusculaire. Le risque de chute et de fracture est donc théoriquement augmenté, notamment si l’on s’adresse à une population âgée.

Le Dr Kristine Ensrud (Veterans Affair Medical Center, Minneapolis) et ses collaborateurs ont cherché à mesurer ce risque fracturaire chez des femmes âgées. Les médicaments retenus pour analyse comprenaient les benzodiazépines, les antidépresseurs, les anticonvulsifs et les stupéfiants. Au total, 8127 femmes de plus de 65 ans sont entrées dans l’étude qui examinait le risque fracturaire avec un suivi moyen de 4,8 ans.

Comparées aux femmes qui ne prenaient pas ce type de médicaments, celles qui utilisaient des stupéfiants voyaient le risque de fracture non vertébrale augmenter de près de 40 %. L’augmentation était de 25 % avec les antidépresseurs. Par ailleurs, ce chiffre passe à 70 % pour les antidépresseurs si l’on s’en tient aux fractures de la hanche.

Les auteurs soulignent aussi que la prescription d’inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine à la place d’antidépresseurs tricycliques ne semble pas réduire le risque de fracture lié aux antidépresseurs.

Source : Arch Intern Med. 2003;163:949-957

Descripteur MESH : Stupéfiants , Risque , Antidépresseurs , Femmes , Benzodiazépines , Fractures de la hanche , Hanche , Population , Sérotonine , Système nerveux , Système nerveux central

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