Hausse du numerus clausus médecine : 478 places supplémentaires dès 2017

illustrationC'est jeudi matin, devant l'Assemblée nationale, que la ministre de la santé Marisol Touraine a annoncé une hausse du numerus clausus en étude de médecine qui avec 478 places supplémentaires va passer de 7 676 cette année à 8 154 en 2017, soit une hausse de 6.2% à l'échelle nationale

Cette augmentation concerne 22 facultés seulement. Celles-ci vont voir leur nombre de places ouvertes au concours d’entrée en première année de médecine augmenté de 11 %. Leur identité et la répartition des places seront communiquées lors de la publication du décret d'application.

La ministre a précisé à la tribune que cette mesure s'inscrivait dans le cadre d'une « politique forte, volontariste, innovante » en faveur de la lutte contre les déserts médicaux. Outre l'augmentation ciblée de 131 places déjà décidée en novembre 2015, la ministre a rappelé un certain nombre de mesures (maisons de santé pluridisciplinaires, contrats d'engagement de service public, ...) qui selon elle commencent à porter leurs fruits et a souligné son attachement à la liberté d'installation en refusant l'option de coercition présentée ce jour par le député Philippe Vigier. La ministre a annoncé vouloir mettre en place de nouvelles dispositions de zonages et des sessions de rattrapage pour les médecins n'ayant pas pu soutenir leur thèse dans les temps

Ces mesures seront elle suffisantes pour répondre aux enjeux posés par le vieillissement de la démographie médicale ? Le conseil de l'ordre prophétisait en juin dernier un chute inexorable de médecins généralistes avec 25% d'effectif en moins d'ici 2025.

Les réactions à cette annonce surprise de la Ministre ne se sont pas fait attendre et sont pour le moins mesurées. En effet, contactés par l'AFP, les organisations étudiantes et les syndicats sont dubitatifs quant aux conditions de mise en œuvre de cette hausse du nombre d'étudiants en mettant en exergue les capacités déjà saturées des facultés de médecines et en réclamant des moyens supplémentaires.

Pour Claude Leicher, le président de MG France, le nombre d'enseignants et les possibilités de stages devront être augmentés. Attention à ne pas "sacrifier la qualité de la formation", renchérit Antoine Oudin, le président de l'Anemf (étudiants) met en garde de ne pas "sacrifier la qualité de la formation".

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