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Contrôler la pollution : l'EAACI soutient la Journée mondiale de l'environnement

illustrationLISBONNE, Portugal, le 6 juin 2019 /PRNewswire/ -- Selon l'OMS, environ 7 millions de personnes meurent chaque année à cause de la pollution de l'air. Outre son impact sur la santé mondiale, la pollution de l'air contribue également au changement climatique. L'Académie européenne d'allergie et d'immunologie clinique (EAACI) soutient la Journée mondiale de l'environnement, un événement mené par les Nations unies qui s'intéresse cette année au thème de la pollution de l'air. Rejoignant cet appel à l'action pour lutter contre l'un des défis environnementaux les plus importants de notre époque, diverses sessions se déroulant lors du Congrès annuel 2019 de l'EAACI étudient les liens existant entre la pollution, les maladies allergiques et l'asthme.

 

« Nous devons joindre nos forces et défendre la lutte contre la pollution de l'air. Les professionnels de la santé s'impatientent. Nous voulons soigner nos patients, mais nous voulons aussi prévenir les causes de la maladie », a déclaré Maria Neira, directrice du département Santé publique et de l'environnement de l'Organisation mondiale de la santé dans le cadre d'un plaidoyer auprès des participants au Congrès annuel 2019 de l'EAACI. 

Le premier pic d'allergies liées au pollen affectant les voies respiratoires est survenu après la révolution industrielle et coïncidait avec la détérioration de la qualité de l'air. Depuis, l'exposition à la pollution environnementale est considérée comme partiellement responsable de la prévalence et de la gravité accrues des maladies allergiques. Certains polluants, comme le CO2, stimulent la croissance des plantes et accroissent la pollinisation. En ce qui concerne l'ambroisie, le CO2 améliore sa biomasse et accroît sa production de pollen de 60 à 90 %.

Par ailleurs, le CO2 contribue à la hausse de la température mondiale, qui a aussi des implications pour les patients allergiques. « Selon l'endroit où vous vivez, de plus hautes températures peuvent donner lieu à une croissance accrue des plantes. Une variation de l'exposition aux allergènes du pollen est à prévoir, qu'il s'agisse d'une baisse ou d'une hausse, cela dépendra de l'endroit où vous vivez », a déclaré Jeroen Buters, toxicologue de l'université technique de Munich (TUM) et ancien président du Groupe de travail sur l'aérobiologie et la pollution de l'EAACI.

Les polluants de l'air comme les oxydes d'azote, l'ozone, les particules provenant des gaz d'échappement de diesel et les composés organiques volatils rendent également le pollen plus allergénique. Il a été démontré que le pollen de bouleau et d'ambroisie recueilli le long des routes à forte circulation était plus riche en allergènes que le pollen des parcs urbains.

L'exposition du pollen aux polluants peut aussi fissurer la structure de sa paroi cellulaire, donnant lieu à une expulsion de microparticules allergéniques pouvant facilement pénétrer les voies aériennes et même atteindre les voies respiratoires inférieures.

Des études indiquent aussi un lien entre l'asthme et la pollution de l'air. Il a été démontré qu'une exposition prénatale affecte le développement des poumons et du système immunitaire, augmentant ainsi le risque de sibilance et d'asthme. Par ailleurs, la pollution de l'air, en particulier celle liée à la circulation, peut accroître la chance de développer de l'asthme chez l'adulte.  

« L'exposition aux particules des émissions de véhicules diesel est liée à l'asthme et aux allergies. Bien que tout le monde soit vulnérable à la pollution du diesel, les enfants, les personnes âgées et les individus présentant déjà des troubles respiratoires sont les plus vulnérables. Alors que des véhicules équipés de systèmes avancés de contrôle des émissions diesel entreront sur le marché, il sera important d'assurer un maintien des niveaux d'émission tout au long de la durée de vie du véhicule au moyen de tests réguliers », a déclaré Isabella Annesi-Maesano, de l'INSERM.  

Il existe des preuves scientifiques solides démontrant comment la qualité de l'air peut à la fois modifier la concentration du pollen transporté par l'air, et son allergénicité, conduire à des réactions allergiques et exacerber la réaction aux allergènes. Toutefois, il est important de noter que divers autres facteurs génétiques et environnementaux peuvent jouer des rôles additionnels dans le développement des maladies allergiques, dont l'asthme.

À la lumière des points susmentionnés, le Livre blanc 2018 de l'EAACI, qui définit des normes de qualité et des priorités de recherche pour l'asthme et les maladies allergiques, suggère : « Des projets se concentrant sur l'exposome sont nécessaires pour examiner l'interaction complexe de l'environnement et de la génétique en vue de déterminer les interventions les plus rentables pour réduire le risque de maladie allergique ».  

À propos de l'EAACI :

Fondée en 1956, l'Académie européenne d'allergie et d'immunologie clinique (EAACI, European Academy of Allergy and Clinical Immunology) est une association de cliniciens, de chercheurs et de professionnels de santé associés. L'EAACI se dédie à améliorer la santé des individus souffrant de maladies allergiques. Avec plus de 11 000 membres dans 122 pays et plus de 75 National Allergy Societies, l'EAACI est la principale source d'expertise en Europe pour tous les aspects de l'allergie.

Contact :

Siège de l'EAACI
Chiara Hartmann
41799561865
www.eaaci.org

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