3 académies dénoncent la désinformation sur les vaccins à ARNm

illustrationL’Académie nationale de médecine, l’Académie nationale de pharmacie et l’Académie des sciences se sont fendues d’un communiqué commun pour dénoncer la désinformation qui est entretenue par « une petite minorité » autour des vaccins à ARN messager.

«Dans les pays riches qui, comme la France, disposent de suffisamment de vaccins à ARN messager pour immuniser toute leur population, les discours suscitant l’hésitation, voire l’opposition à la vaccination, ne sont plus acceptables »

«Ces contre-vérités ne sappuient sur aucune donnée scientifique, mais leur large diffusion, surtout par les réseaux sociaux, entretient le doute et la confusion »

Les académies soulignent leur rôle délétère sur la dynamique de la campagne nationale de vaccination et le risque qu’elles font peser sur « le développement d’une quatrième vague épidémique attisée par la forte contagiosité du variant delta ».

Dans leur communiqué, les académies martèlent que les vaccins sont surs et efficaces. Une efficacité qu’elles évaluent à plus de 90 % contre les formes symptomatiques et qu’elles qualifient de quasi totale contre les formes graves.

Si pour beaucoup d’opposants à la vaccination, le développement des vaccins a été trop rapide, pour les académiciens, les essais cliniques ont été « réalisés selon les bonnes pratiques pour leur mise sur le marché » et validés dans le cadre d’une procédure d’urgence par les autorités sanitaires.

Pour répondre aux discours honteusement faux et alarmistes qui font état de plusieurs dizaines de milliers de décès qui se seraient produits en raison des vaccins en confondant corrélation et causalité des effets indésirables rapportés dans les registres de pharmacovigilance, les académiciens affirment que la sécurité des vaccins a été confirmée par les enquêtes de pharmacovigilance. 

«Après l’injection de milliards de doses, l’efficacité vaccinale et sa sécurité ont été largement confirmées par toutes les études épidémiologiques en vie réelle et par la pharmacovigilance »

Les académies expliquent par ailleurs que l’ARN messager ne peut pas s’intégrer dans le génome humain parce qu’il est dégradé rapidement après sa traduction en protéine vaccinale.

Enfin pour les experts les vaccins à ARNm présentent un avantage unique : ils sont rapidement adaptables au cas où de nouveaux variants apparaitraient avec des mutations qui les rendraient résistants face aux vaccins.

Les académies plaident en faveur d’une vaccination universelle qui est à leurs yeux la seule arme dont nous disposons qui soit capable de mettre un terme à la pandémie.

« Le développement de nouveaux vaccins utilisant l’ARN messager est un immense succès de la science. Il fournit une arme très efficace sans laquelle il est actuellement impossible de vaincre la pandémie de Covid-19. Les Académies recommandent son extension rapide au niveau international dans le cadre d’une vaccination universelle. »

 

Voir le communiqué

Descripteur MESH : Vaccins , ARN , ARN messager , Médecine , Pharmacie , Vaccination , Pharmacovigilance , Sécurité , France , Face , Essais , Discours , Population , Traduction , Vie , Science , Génome humain , Génome , Diffusion , Rôle , Études épidémiologiques , Risque

Epidémiologie: Les +