L’hôpital se meurt et Olivier Véran envoie une directive ubuesque aux hospitaliers !

illustrationNous avons reçu hier une note de la Direction générale de la santé sous le signe « DGS-Urgent n°2021-20 » pour nous fournir des « recommandations relatives à l’anticipation et l’adaptation de la réponse de l’offre de soins aux situations de tension ».

Nous avons reçu hier une note de la Direction générale de la santé sous le signe « DGS-Urgent n°2021-20 » pour nous fournir des « recommandations relatives à l’anticipation et l’adaptation de la réponse de l’offre de soins aux situations de tension ».

De quoi s’agit-il ? En fait, il nous est expliqué comment continuer à faire plus avec moins. Et cerise sur le gâteau, la première mesure est le « lancement d’une enquête nationale mensuelle pour préciser la situation des établissements de santé. Mais monsieur le ministre, nous n’avons pas besoin d’une enquête pour vous dire que la situation est catastrophique. Nous l’avons signalé au fil de nos communiqués de presse, y compris celui publié il y a 48 h.

Ce qui est encore plus scandaleux est que vous vous appuyez, monsieur Véran, sur une structure représentant soi — disant les urgentistes, le Conseil national de l’urgence hospitalière, structure pilotée par des personnes en place depuis plus de 15 ans et inamovibles dont nous dénonçons l’absence de représentativité des acteurs de terrain.

Ce que nous demandons depuis 2019, dans le cadre du grand mouvement qui anime l’hôpital, est que les syndicats et collectifs qui animent ces actions soient enfin écoutés et que leurs revendications soient prises en compte.

Alors que nous sommes à l’entrée de l’hiver, nous craignons le pire et vous regarder couler le navire hôpital. Nous vous rappelons nos revendications qui nécessitent une réponse immédiate si nous voulons combler en partie les voies d’eau :

  • Le doublement et la mensualisation du temps additionnel.
  • La majoration de 200 euros du temps nocturne, de week-end et de jours fériés.
  • Une majoration de la rémunération pour l’exercice sur les territoires déficitaires.
  • La reprise des 4 années d’ancienneté pour les praticiens hospitaliers en poste avant la mise en place de la nouvelle grille.
  • Un plan de formation massif avec une augmentation du nombre d’étudiants en médecins et la possibilité pour les infirmières de devenir médecin avec une formation reprenant leurs acquis.

http://amuf.fr/

 

Descripteur MESH : Santé , Soins , Temps , Conseil , Mouvement , Personnes , Médecins , Rémunération , Établissements de santé , Syndicats

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