Avantage maternité : les professions paramédicales exigent l'égalité de traitement avec les médecins

illustrationInfirmières, kinésithérapeutes, sages-femmes, orthophonistes mais aussi pédicures ou psychologues, ...les soignantes libérales sont consternées d'être exclues d'un dispositif qui ne concerne que les médecins libéraux : l’Avantage Supplémentaire Maternité (ASM). Elles sont près de 50 000 à réclamer dans une pétition envoyée au gouvernement de pouvoir profiter des aides financières qui ont été accordées aux carabins.

L'ASM est une mesure qui consiste à octroyer une rémunération supplémentaire perçue lors de l'interruption d'activité du médecin, pour cause de maternité, de paternité, ou d’adoption. Elle vise à améliorer la couverture maternité des femmes médecins afin de rapprocher les droits médecins libéraux de ceux des femmes salariées du régime général.

Entrée en vigueur le 1er novembre 2017, elle permet de bénéficier d’un revenu de remplacement permettant de payer les charges du cabinet et s'ajoute au forfait et aux indemnités journalières déjà en vigueur.

Le montant de l’ASM s’élève à 3 100 euros par mois pendant 3 mois maximum pour une femme en secteur 1 travaillant au moins 8 demi-journées par semaine. En secteur 2, le montant est de 2066€ pour un temps plein. Pour un temps de travail compris entre 4 et 8 demi-journées, la somme sera de 1116€.

Pour les hommes l'indemnité est égale à 36 % de l'aide versée aux femmes.


Mobilisation des soignants

Les professions paramédicales se sont mobilisées pour bénéficier de ce dispositif. Une pétition a été lancée le 18 février et réclame l'«égalité de l'aide financière pour toutes les femmes libérales en congé maternité» .

Adressée à la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, et à la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, elle rencontre un vif succès. Près de 50 000 personnes l'ont déjà signé.

" Dans cette société dans laquelle on ne parle que d'égalité homme/femme, ne serait-il pas évident que les femmes soient égales entre elles aussi ?"

Et des syndicats


L'ordre des masseurs kinésithérapeutes se mobilise sur les réseaux sociaux via Pascale Mathieu sa présidente et interpelle directement les membres du gouvernement.

Elle se livre également au site RT.com : «Quand on ferme le cabinet, on a des charges [...] Ça met notre activité en péril, ça oblige à travailler tardivement au risque de fragiliser notre santé. Pour l’une de mes grossesses, j’avais travaillé très dur, j’ai fini par être hospitalisée à la fin d’une journée.»

De son coté, la Fédération nationale des Infirmiers a saisi le Directeur général de l’Uncam et la ministre des Solidarités et de la Santé afin que l’avantage maternité soit inscrit à l’ordre du jour des négociations en cours de l’Accord cadre interprofessionnel (Acip).

Le gouvernement réfléchit quant à lui à une harmonisation générale du congés maternité. Un comité de pilotage devrait être installé sous peu.

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