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Aucune évidence d'une susceptibilité génétique de la schizophrénie sur le chromosome 1

Malheureusement et heureusement, une large étude internationale sur la génétique de la schizophrénie, semble écarter définitivement la présence d’un locus de prédisposition à la maladie sur le bras long du chromosome 1. Une déception pour toutes les personnes touchées directement ou indirectement par ce trouble psychiatrique, mais aussi un recadrage utile pour les chercheurs, qui peuvent maintenant se concentrer sur les autres régions du génome suspectées être impliquées dans la prédisposition à la schizophrénie.

Afin de répondre à cette question rémanente d’une susceptibilité génétique de la schizophrénie conférée par un locus sur le bras long du chromosome 1, Douglas Levinson et ses nombreux collaborateurs internationaux, ont mené une large étude épidémiogénétique multicentrique impliquant des centaines de familles, centrée sur l’analyse d’une région de ce chromosome, longue de 107 centimorgans, et impliquant pas moins de 16 marqueurs génétiques.

L’étude, qui a consisté à réaliser une analyse de liaison génétique inter-individus, a permis d’affirmer qu’il n’y avait pas d’évidence significative d’un lignage génétique de certains marqueurs entre les individus affectés, du moins sur la partie du chromosome 1 étudiée.

«Il reste possible que certains gènes sur le bras long du chromosome 1 interviennent dans la maladie», a commenté Ann Pulver, professeur associé de psychiatrie à l’université Johns Hopkins (Baltimore, EU), «mais ils influenceraient seulement une petite proportion des individus», a-t-elle expliqué en notant toutefois que les études génétiques sur des plus grands nombres de patients sont en cours.

«Cet article souligne la difficulté de démêler la complexité des maladies multifactorielles», a souligné Salomon Snyder dans un commentaire d’un papier consacré à la recherche sur la schizophrénie paru dans le même numéro de Science.

Comparant la schizophrénie aux cancers et autres maladies cardiovasculaires, le professeur Snyder admet toutefois que les recherches progressent dans tous les domaines de la biologie, pour comprendre ces pathologies ayant des causes génétiques et environnementales.

Source : Science 26 avril 2002;296:739-41

PI

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