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Modulation d'intensité en radiothérapie et cancer de la tête et du cou : une amélioration de la qualité de vie des patients

Dans la radiothérapie des cancers de la tête et du cou, l'utilisation de faisceaux modulés en intensité en radiothérapie permet de cibler précisément la tumeur tout en limitant les dommages causés aux glandes parotides. Cette technique permet de préserver la sécrétion de salive et donc de conserver un certain confort dans l'alimentation et la parole.

Ce résultat provient d'une étude réalisée par le Dr C. Chao, professeur assistant en radiologie à la Washington University School of Medicine. Le Dr Chao et ses collaborateurs ont évalué la préservation des fonctions salivaires chez 41 patients avec un cancer de la tête et du cou traités par IMRT (Intensity Modulated Radiation Therapy).

Leurs travaux ont fait aujourd'hui l'objet d'une présentation orale au congrès annuel de l'American Society for Therapeutic Radiology and Oncology (ASTRO), qui se déroule actuellement à Boston.

Dans les cancers de la tête et du cou, la radiothérapie induit fréquemment une xérostomie. Cette sécheresse de la cavité buccale, liée à une atteinte des glandes salivaires, conduit à un handicap certain dans l'alimentation et l'élocution.

Le Dr Chao et ses confrères ont suivi 41 patients traités par IMRT entre 1997 et 1999. Les effets de cette radiothérapie par modulation d'intensité des faisceaux ont été analysés à 6 semaines, 3 mois et 6 mois. Le premier critère d'évaluation était la sécrétion salivaire.

Les résultats montrent que la préservation de la sécrétion salivaire était positivement corrélée à la qualité de vie des patients en termes de facilité d'élocution et d'alimentation. De plus, les auteurs ont montré que la sécrétion salivaire diminuait de façon exponentielle en fonction de la dose reçue. Les critères objectifs étaient en parfaite corrélation avec les critères subjectifs des patients.

Le Dr Chao a également participé à deux autres études sur la modulation d'intensité en radiothérapie, elles aussi présentées à l'ASTRO. Ces études, portant sur des carcinomes squameux oropharyngés et sur des carcinomes nasopharyngés localement avancés, mettent en avant l'intérêt de la modulation d'intensité dans le traitement de la tumeur et dans la préservation de la sécrétions salivaire.

"L'IMRT est le traitement anticancéreux du futur", a souligné le Dr Chao dans un communiqué. "Il n'en est encore qu'à ses premiers stades, mes ces études montrent qu'il peut tuer les tumeurs tout en épargnant les tissus sains et en préservant les fonctions salivaires".

Source : Washington University School of Medicine

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