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Vaccins : Agnès Buzin souhaite élargir l'obligation

illustrationC'est la semaine dernière au cours d'un entretien accordé au Parisien, que la ministre de la Santé Agnès Buzin a manifesté son souhait d'élargir à 11 valences l'obligation vaccinale des nourrissons pour une durée limitée de 5 à 10 ans. Elle souhaite également contraindre les professionnels de santé à se vacciner contre la grippe.

A ce jour, 3 vaccins sont obligatoires pour les enfants de moins de 18 mois : diphtérie, tétanos et poliomyélite. Les 8 autres, coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C ne sont que recommandés. C'est ce double système qui selon la ministre pose "un vrai problème de santé publique".

Dans un contexte de défiance vis à vis des vaccins, marqué une couverture vaccinale la plus faible d'Europe et surtout face à la résurgence de maladies, comme la rougeole qui a provoqué 10 décès depuis 2008, Agnès Buzin assume sa position. « Il y a des fois où l’obligation est une bonne chose pour permettre à la société d’évoluer ».


Cette prise de position pour le moins ferme et rapide est avant tout dictée par une décision du conseil d'état du mois de février dernier qui contraint le gouvernement à rendre disponible dans les 6 mois un vaccin trivalent alors que seuls sont disponibles des vaccins hexavalents. Or, pour l'industrie pharmaceutique il faudrait pas moins de 10 ans pour s'adapter et proposer un nouveau vaccin dans le respect de la règlementation.

Si le marché est trop rigide, la loi doit évoluer

De deux choses l'une. Soit l'obligation vaccinale est supprimée comme l'a décidé le parlement suédois au mois de Mai dernier dans le soucis du respect des libertés individuelles, soit elle est étendue, à des fins de santé publique, en adéquation avec les capacités du marché pharmaceutique. C'est cette seconde option, qui a clairement les faveurs d'Agnès Buzin et qui faisait également partie des recommandations du Comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination en 2016 ou plus récemment de la stratégie du gouvernement italien qui a décidé de porter à 12 le nombre de vaccins obligatoires.


Consciente des polémiques que cette décision ne manquera pas de raviver, non seulement elle prévient qu’« on ne peut pas réduire la question de la vaccination à l’intérêt des laboratoires » mais elle souhaite également aller plus loin en ce qui concerne l'obligation vaccinale des professionnels de santé contre la grippe.

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