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De nouvelles études sur la maladie pneumococcique en Afrique confirment la nécessité de vaccins antipneumococciques pouvant sauver des vies

« À la lumière des risques et des très graves conséquences de la maladie pneumococcique, particulièrement en Afrique, le fait de protéger les enfants africains de cette maladie est une priorité urgente », a déclaré Ciro A. de Quadros, directeur général adjoint du Sabin Vaccine Institute et co-président du PACE. « Nous exhortons les pays africains et l'ensemble des pays en développement à suivre l'exemple de l'Afrique du Sud et à veiller à ce que les vaccins soient mis à la disposition des personnes qui en ont le plus besoin. »

La maladie pneumococcique présente des risques très élevés, fait des ravages considérables en Afrique, et pourtant elle est évitable avec les vaccins à présent disponibles

Des experts scientifiques de premier plan applaudissent l'Afrique du Sud pour être le premier pays africain à introduire un vaccin, et exhortent les autres pays à prendre des mesures analogues.

Deux nouvelles études produites par le Pneumococcal Awareness Council of Experts (PACE - un groupe d’experts leaders de la santé qui s’attache à faire accélérer la prise en charge de l’infection pneumococcique au niveau mondial), soulignent les risques accrus pour les enfants africains de contracter la maladie pneumococcique et d'être exposés à ses très graves conséquences. Les études ont été présentées aujourd'hui au 4ème Symposium régional sur la maladie pneumococcique organisé au Sabin Vaccine Institute à Johannesburg, en Afrique du Sud. Selon le PACE, les résultats confirment l'urgente nécessité d'améliorer l'accès aux vaccins et aux traitements pouvant sauver des vies à travers tout le continent africain. Un hommage a été rendu au ministère sud-africain de la Santé pour son rôle prépondérant à faire de l'Afrique du Sud le premier pays africain à introduire le vaccin anti-pneumococcique.

« À la lumière des risques et des très graves conséquences de la maladie pneumococcique, particulièrement en Afrique, le fait de protéger les enfants africains de cette maladie est une priorité urgente », a déclaré Ciro A. de Quadros, directeur général adjoint du Sabin Vaccine Institute et co-président du PACE. « Nous exhortons les pays africains et l'ensemble des pays en développement à suivre l'exemple de l'Afrique du Sud et à veiller à ce que les vaccins soient mis à la disposition des personnes qui en ont le plus besoin. »

En particulier, les études du PACE mettent en lumière les éléments suivants :

  • La drépanocytose, une affection courante dans de nombreuses parties de l'Afrique, multiplie par 37 le risque de contracter la maladie pneumococcique, et, avec l'infection du VIH, la malnutrition et la pollution de l'air intérieur des locaux, fait courir des risques très élevés aux enfants africains.
  • Même lorsque la méningite pneumococcique est traitée avec des antibiotiques dans un hôpital, près de la moitié de tous les enfants africains qui la contractent soit succomberont de cette maladie, soit seront handicapés de son fait.

« En mettant davantage la priorité sur la prévention de la pneumonie, de la méningite et de la maladie pneumococcique, les pays africains peuvent faire des progrès substantiels vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement concernant l'amélioration de la survie et de la santé infantiles », a déclaré Orin Levine, directeur exécutif de PneumoADIP et co-président du PACE. « Grâce aux avancées technologiques réalisées par l'industrie des vaccins et aux engagements financiers mondiaux de la part des donateurs et des fondations, les vaccins anti-pneumococciques sont en mesure de sauver des millions d'enfants. »

« Des millions de vies peuvent être sauvées grâce à l'introduction systématique du vaccin anti-pneumococcique dans les pays en développement », a déclaré pour sa part le Dr. Jean Marie Okwo-Bele, directeur du département Vaccination, vaccins et produits biologiques à l'OMS. « L'Organisation mondiale de la Santé recommande que tous les pays, quel que soit leur niveau de revenu, introduisent ce vaccin, la plus grande priorité devant être accordée aux pays ayant des taux élevés de mortalité infantile. »

Récemment, l'Afrique du Sud est devenue le premier pays d'Afrique à introduire un vaccin anti-pneumococcique et le Rwanda ainsi que la Gambie l'introduiront cette année avec le soutien de l'Alliance GAVI. Les scientifiques de premier plan réunis à Johannesburg ont rendu hommage à Barbara Hogan, ministre sud-africaine de la Santé, pour le rôle prépondérant joué par son ministère et ont exhorté les autres pays, en Afrique et ailleurs, à suivre son exemple.

« L'Afrique du Sud est fière d'avoir fait de la prévention de la maladie pneumococcique une priorité, et nous considérons cette action comme un investissement dans la santé des enfants, dans le bien-être des familles et dans la croissance économique », a déclaré la ministre de la Santé Barbara Hogan. « Je lance un appel aux autres pays africains en les invitant à prendre ces importantes mesures. En œuvrant tous ensemble, le jour viendra où il n'y aura aucune raison à ce que même un seul enfant africain succombe d'une maladie évitable. »

La prévention et le contrôle de la maladie pneumococcique nécessite une approche intégrée. Un traitement efficace de la maladie pneumococcique peut atténuer les conséquences de cette maladie, mais de nombreux enfants et adultes africains sont dépourvus d'accès à des soins de qualité lorsqu'ils sont malades. En revanche, les programmes de vaccination atteignent souvent de 70 à 90 pour cent des enfants dans les pays africains. Au moment où des initiatives sont en cours pour développer l'accès aux soins de qualité pour tous les enfants et les adultes, les interventions préventives telles que la vaccination anti-pneumococcique peuvent contribuer à éviter que ces cas se produisent.

Suite aux initiatives de collaboration prises par l'OMS, l'UNICEF, l'Alliance GAVI, l'université, les fondations, l'industrie et les gouvernements des pays développés, on estime que les pays en développement sont à présent en mesure d'introduire des vaccins anti-pneumococciques d'un coût abordable en dix ans de moins que lors d'exemples comparables dans le passé.

À l'heure actuelle, des vaccins sûrs et efficaces existent pour la prévention des décès dus à la maladie pneumococcique chez les enfants et les adultes. Deux vaccins anti-pneumococciques conjugués sont à présent autorisés et disponibles ; l'un d'entre eux contient sept sérotypes pneumococciques importants et l'autre en contient dix. Aux États-Unis, depuis que des vaccins anti-pneumococciques conjugués ont commencé à être administrés aux nourrissons en 2000, le pays a presque entièrement éliminé la maladie pneumococcique infantile causée par des souches présentes dans le vaccin.

Le Pneumococcal Awareness Council of Experts (PACE), un projet du Sabin Vaccine Institute, réunit des experts de pointe au niveau mondial dans les maladies infectieuses et les vaccins. Le Council œuvre à la sensibilisation auprès des responsables politiques et vise à assurer au niveau mondial la contribution d'engagements destinés à la prévention de la maladie pneumococcique, l'une des plus importantes maladies infectieuses mortelles affectant les enfants et les adultes dans le monde entier. Pour atteindre ses objectifs, le Council fonctionne dans le cadre de collaborations et de partenariats avec les pays, les ONG, les universités et l'industrie. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.sabin.org/PACE.

Le Sabin Vaccine Institute est un organisme public à but non lucratif qui vise à sauver des vies en encourageant la mise au point et la distribution de vaccins à travers le monde. L'institut s'engage à continuer les travaux entrepris par le Dr. Albert Sabin, qui a mis au point le vaccin oral de la polio fabriqué à partir d’un virus vivant et a envisagé l'énorme potentiel des vaccins pour la prévention des maladies mortelles. Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site www.sabin.org.

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CONTACT:

pour le Pneumococcal Awareness Council of Experts (PACE)Paul Quirk, +1-202-527-1827Paul.Quirk@gmmb.comouTraci Siegel, +1-202-701-4270 (États-Unis)Traci.Siegel@gmmb.com

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