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Carcinome rénal : KEYTRUDA réduit de 32 % le risque de récidive ou de décès après une néphrectomie

illustrationMSD a annoncé aujourd’hui les premiers résultats de l’essai pivot de phase 3 KEYNOTE-564 évaluant KEYTRUDA® (pembrolizumab), le traitement anti-PD-1 de MSD, dans le traitement adjuvant des patients atteints d’un carcinome rénal (CCR) présentant un risque intermédiaire/haut risque de récidive suite à une néphrectomie seule ou associée à la résection de lésions métastatiques.

Après un suivi médian de 24,1 mois (14,9-41,5), KEYTRUDA® (pembrolizumab) a démontré une réduction statistiquement et cliniquement significative du risque de récidive de la maladie ou de décès de 32 % par rapport au placebo (HR=0,68 [IC 95%, 0,53-0,87] ; p=0,0010). De plus, une tendance favorable de la survie globale (SG) a été observée avec une réduction de 46 % du risque de décès avec KEYTRUDA® (pembrolizumab) par rapport au placebo (HR=0,54 [95% CI, 0,30-0,96] ; p=0,0164). La survie globale est un critère secondaire clé et son évaluation continuera d’être suivie dans le cadre de l’essai.

« Avec les résultats de la KEYNOTE-564, le pembrolizumab est la première immunothérapie à montrer un bénéfice clinique dans le cadre d’un traitement adjuvant du cancer du rein », a déclaré le Dr Toni K. Choueiri, directeur du Lank Center for Genitourinary Oncology, co-directeur du Kidney Cancer Center du Dana-Farber Cancer Institute et professeur de médecine à la Harvard Medical School. « Il aura fallu plusieurs décennies pour franchir cette étape importante. Nous espérons pouvoir nous appuyer sur cette avancée décisive pour mettre à disposition de nouvelles options thérapeutiques pour les patients atteints de cancer du rein. »

« Près de la moitié des patients atteints de carcinome rénal au stade précoce connaissent une récidive de la maladie après une intervention chirurgicale, nous sommes ainsi particulièrement enthousiastes de voir que KEYTRUDA® (pembrolizumab) a démontré dans cette étude une réduction statistiquement significative du risque de récidive ou de décès de 32 % par rapport au placebo », a déclaré le Dr Scot Ebbinghaus, vice-président, recherche clinique, MSD Research Laboratories. « Ces données devraient permettre à KEYTRUDA® (pembrolizumab) de devenir un nouveau standard de traitement pour les patients atteints de carcinome rénal au stade précoce et nous sommes impatients de travailler en collaboration avec les autorités réglementaires pour favoriser l’accès de cette option thérapeutique à cette population de patients. »

Ces résultats seront présentés lors de la session plénière du Congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) (Abstract #LBA5), le dimanche 6 juin 2021. Des données du programme de recherche clinique en oncologie de MSD, couvrant plus de 20 types de cancer, seront présentées à l’ASCO. Un recueil des présentations et des posters des études menées par MSD est disponible ici. Vous pouvez également suivre l’actualité de MSD France en oncologie sur Twitter via @MSDFrOncologie et vous informer sur les nouvelles annonces de l’ASCO en utilisant le hashtag #ASCO21.

MSD continue d’étudier KEYTRUDA® (pembrolizumab), en monothérapie ou en association à d’autres traitements, et cela à différents stades et sur différents sous-types de cancer du rein, y compris au stade adjuvant ainsi qu’aux stades avancés ou métastatiques, à travers un ambitieux programme de développement clinique, qui comprend plus de 20 essais cliniques incluant plus de 4 000 patients.

KEYTRUDA® (pembrolizumab) est actuellement approuvé aux États-Unis, en Europe et au Japon en association avec l’axitinib pour le traitement de première ligne des patients atteints de CCR avancé.

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Conception de l’étude et données supplémentaires de KEYNOTE-564

La KEYNOTE-564 est un essai de phase 3 randomisé, en double aveugle (ClinicalTrials.gov, NCT03142334) évaluant KEYTRUDA® (pembrolizumab) en monothérapie par rapport à un placebo dans le traitement adjuvant des patients atteints d’un cancer du rein ayant subi une néphrectomie et présentant un risque intermédiaire à élevé, un risque élevé ou un cancer du rein M1 sans signe de maladie (M1 NED) avec une composante à cellules claires. L’étude a recruté 994 patients, randomisés pour recevoir soit KEYTRUDA® (pembrolizumab) (200 mg par voie intraveineuse [IV] le jour 1 de chaque cycle de trois semaines pendant un maximum de 17 cycles), soit un placebo (solution saline IV le jour 1 de chaque cycle de trois semaines pendant un maximum de 17 cycles). Le critère d’évaluation principal est la survie sans maladie (SSM), et les critères d’évaluation secondaires sont la survie globale et la tolérance.

Au moment de la clôture des données (14 décembre 2020), le suivi médian de l’étude était de 24,1 mois. KEYTRUDA® (pembrolizumab) a démontré une amélioration statistiquement significative de la survie sans maladie chez les patients atteints de CCR après une néphrectomie ou après une néphrectomie et une résection de lésions métastatiques par rapport au placebo (HR=0,68 [IC 95 %, 0,53-0,87] ; p=0,0010). De plus, le taux estimé de survie sans maladie à deux ans était de 77,3 % avec KEYTRUDA® (pembrolizumab) contre 68,1 % avec le placebo. Dans l’ensemble, le bénéfice de la survie sans maladie était cohérent dans l’ensemble des sous-groupes. La médiane de survie sans maladie n’a pas été atteinte dans l’un ou l’autre des bras de l’étude.

Des effets indésirables liés au traitement de grade 3-5 sont survenus chez 18,9 % des patients du groupe KEYTRUDA® (pembrolizumab) et 1,2 % des patients du groupe placebo. Des effets indésirables liés au traitement ayant entraîné l’arrêt de tout traitement sont survenus chez 17,6 % des patients du groupe KEYTRUDA® (pembrolizumab) et 0,6 % des patients du groupe placebo. Les effets indésirables liés au traitement les plus fréquents, tous grades confondus (survenant chez ? 5 % des patients), étaient la fatigue (20,3 %), le prurit (18,6 %) et l’hypothyroïdie (17,6 %) dans le bras KEYTRUDA® (pembrolizumab) et la fatigue (14,3 %), le prurit (11,5 %) et la diarrhée (10,3 %) dans le bras placebo. Les effets indésirables à médiation immunitaire les plus fréquents, tous grades confondus (survenant chez ? 3 % des patients), étaient l’hypothyroïdie (21,1 %) et l’hyperthyroïdie (11,9 %) dans le bras KEYTRUDA® (pembrolizumab) et l’hypothyroïdie (3,6 %) dans le bras placebo. Aucun décès lié au traitement n’est survenu.

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