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Une chimiothérapie d'induction suivie d'une chimioradiothérapie augmente le délai jusqu'à l'échec thérapeutique comparé à la seule chimioradiothérapie, chez les patients atteints d'un cancer localement avancé de la tête et du cou inopérable

MADRID, June 1 /PRNewswire/ -- Le groupe espagnol de coopération sur le cancer de la tête et du cou (TTCC) a annoncé aujourd'hui que la chimiothérapie d'induction (CI) administrée avant une radiochimiothérapie standard (CRT), un paradigme de traitement défini comme étant une thérapie séquentielle, comparé à une CRT en monothérapie, prolongeait considérablement le délai jusqu'à l'échec thérapeutique chez les patients atteints d'un cancer localement avancé de la tête et du cou inopérable. Le critère d'évaluation de délai jusqu'à l'échec thérapeutique a été défini comme une combinaison du délai menant à la progression de la maladie, du délai d'intervention ou de tout autre traitement cancéreux, du délai jusqu'à l'abandon du traitement à cause d'un effet secondaire et du décès pour n'importe quelle raison.

Les résultats finaux (extrait No 6009) de l'étude randomisée de phase 3 ont été présentés par le professeur Ricardo Hitt, de l'hôpital universitaire 12 de Octubre, de Madrid, au cours d'une présentation orale à l'occasion de la conférence annuelle 2009 de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO). Les résultats de cette étude ont aussi été retenus dans le programme Best of ASCO(R). Best of ASCO(R) est une initiative éducative qui résume les points forts de la conférence annuelle de l'ASCO, avec pour objectif la diffusion mondiale des progrès scientifique pertinents et significatifs pour l'oncologie d'aujourd'hui.

Cette étude a recruté 439 patients atteints d'un cancer de la tête et du cou localement avancé et exhibant un bon état de performance. Ces patients ont été randomisés pour recevoir une CRT standard (cisplatine et radiation fractionnée) ou le même traitement précédé d'une CI consistant de cisplatine plus 5-fluorouracil (5-FU), avec ou sans injection de concentré de Taxotere(R) (docetaxel). L'étude visait à comparer les résultats des patients ayant reçu une CI avant la CRT (thérapie séquentielle) et ceux des patients n'ayant suivi qu'une CRT.

La thérapie séquentielle consistant à ajouter une CI à la CRT a permis d'augmenter le délai jusqu'à l'échec thérapeutique de 5 à 12,5 mois (p< 0,0001), soit une augmentation de 7,5 mois. En outre, un critère secondaire d'évaluation du contrôle local et régional a été observé chez 61,5 % des patients traités avec la thérapie séquentielle (CI+CRT, comparé à 44,5 % des patients ayant suivi uniquement une CRT. (p=0.002).

Les effets secondaires sévères (grade 3-4) les plus fréquents étaient la stomatite (44 % pour CI+CRT contre 31 % pour CRT) et la neutropénie fébrile (10 % pour CI+CRT contre 1 % pour CRT). Les autres effets secondaires comprenaient la neutropénie et l'asthénie.

« Les résultats de cette étude confirment que cette maladie complexe nécessite une stratégie de gestion complète et rationnelle pour maîtriser son mécanisme pathologique et la possibilité inhérente de l'échec du contrôle clinique », a déclaré le professeur Hitt, MD, PhD, chercheur principal de l'étude, du service d'oncologie médicale de l'hôpital universitaire 12 de Octubre, Madrid, Espagne.

Chaque année plus de 640 000 personnes dans le monde sont diagnostiqués avec un cancer de la tête et du cou et on estime à plus de 350 000 le nombre de personnes qui y succomberont. Le cancer de la tête et du cou est un groupe de tumeurs qui se manifestent le plus souvent dans les cellules de la muqueuse aboutissant à un carcinome cellulaire squameux dans les régions de la tête et du cou comme la bouche, la langue, les amygdales, le larynx et la gorge.

« Cet essai a montré que combiner la chimiothérapie d'induction à la radiochimiothérapie permettait d'augmenter la survie sans échec tout en accroissant le contrôle local des patients souffrant de cancer avancé de la tête et du cou inopérable », a déclaré Fadlo Khuri, MD, professeur et titulaire de la chaire Roberto Goizueta d'hématologie et d'oncologie médicale à l'université Emory University, à Atlanta, Géorgie, aux États-Unis. Le Dr Khuri, cancérologue de la tête et du cou renommé, a aussi ajouté : « Ces données sont susceptibles d'aider à définir et à clarifier les approches standards dans le traitement des patients avec une maladie inopérable. »

À propos du groupe espagnol de coopération sur le cancer de la tête et du cou (TTCC)

Le Grupo Espanol de Tratamiento de Tumores de Cabeza y Cuello (TTCC) est une organisation espagnole à but non lucratif qui se consacre entièrement au cancer de la tête et du cou. Le groupe est constitué d'oncologues médicaux membres de la Société espagnole d'oncologie médicale (SEOM) ainsi que de professionnels de la santé impliqués dans la recherche et le traitement du cancer de la tête et du cou. Les objectifs principaux du groupe espagnol de coopération sur le cancer de la tête et du cou sont de promouvoir une recherche épidémiologique et clinique de base, d'éduquer les médecins et les patients et de disséminer les informations du domaine du cancer de la tête et du cou dans l'ensemble de la population espagnole.

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