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Les recommandations de la Société Française de Cardiologie

Les maladies cardio-vasculaires représentent la première cause de mortalité en France et dans les autres pays occidentaux. La mort subite de l'adulte est responsable de la moitié de ces décès.

 

Il est aujourd'hui possible de prévenir la mort subite et donc de sauver plus de vies.

Le défibrillateur ventriculaire automatique implantable (DAI) est un appareil capable de reconnaître et d'interrompre automatiquement le trouble du rythme cardiaque mortel survenu inopinément (tachycardie ventriculaire et/ou fibrillation ventriculaire).

Implanté pour la première fois en 1980, donc il ne s'agit pas d'un traitement vraiment nouveau, mais il lui aura fallu ces 20 ans pour acquérir la " maturité ".

- Il a fallu du temps pour perfectionner les appareils sur le plan technique et simplifier leur implantation dans le corps. Du temps également pour former les équipes compétentes capables de choisir les " bons patients " et de les suivre : constitution de centres de rythmologie compétents.

- Concernant le financement, des solutions de transition ont été proposées. Tout n'est pas résolu, l'harmonisation administrative visant à donner accès tant au secteur public qu'au secteur privé est en discussion. `

- Nous disposons depuis trois ans de grands essais cliniques montrant que le DAI fait mieux que les médicaments anti-arythmiques et qu'il allonge la survie (ou il réduit la mortalité de 30 à 51%).

- Enfin manquait un consensus sur le profil des patients pouvant en bénéficier.

Les Sociétés savantes américaines et européennes ont reconnu récemment la nécessité d'émettre des recommandations sur les indications de ce traitement. La Société Française de Cardiologie vient de publier ses recommandations sur les indications. Il est important d'informer la communauté médicale et aussi le grand public des possibilités qu'offre ce traitement et du type de patient que le défibrillateur sauvera d'une mort subite hautement probable.

La Société Française de Cardiologie recommande que les patients suivants bénéficient d'un DAI :

- Ceux qui sont déjà morts une fois et qui ont été réanimés.

- Ceux qui risquent de façon hautement probable de mourir car ils ont tous les signes avant-coureurs de troubles du rythme graves mortel (maladie cardiaque et signes électriques).

- Ceux chez qui l'on veut prévenir un haut risque de mort subite (qui sont porteurs d'une maladie pouvant donner des troubles du rythme graves). Et ce, dans le contexte d'une maladie cardiaque : maladie coronaire (angor ou post-infarctus) le plus souvent, maladie du muscle cardiaque (cardiomyopathie dilatée ou hypertrophique, insuffisance cardiaque), maladie cardiaque génétique ou familiale voire sans cause retrouvée.

Ces patients, une fois identifiés, doivent être adressés à un centre spécialisé qui confirmera l'indication et réalisera l'intervention pendant laquelle le défibrillateur sera mis en place. Cela fonctionne de mieux en mieux même s'il existe des disparités régionales.

L'important, ce qui pèche aujourd'hui, c'est de penser à l'indication chez tous les patients qui en ont besoin afin de prévenir la survenue d'une mort subite évitable, " le premier tri ". C'est la nouvelle impulsion que devraient donner ces recommandations auprès des cardiologues libéraux, des services de réanimations et des cardiologues des centres hospitaliers généraux qui voient " passer " les candidats au DAI.

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