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La grippe

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Définition

La grippe est une maladie infectieuse et contagieuse, due aux Myxovirus influenzae A, B et C, évoluant sous la forme de grandes pandémies entrecoupées de petites épidémies saisonnières localisées et dont la gravité varie en fonction de l'épidémiologie.

Epidémiologie

La grippe est l'une des maladies les plus anciennes que l'on connaisse.

Elle se manifeste sous deux formes :
- des épidémies saisonnières
- et des épidémies mondiales ou pandémies qui sont indépendantes des saisons.

4 pandémies ont été recensées :
- la grande pandémie de "grippe espagnole" de 1918 - 1920 provoquée par le virus grippal A (H1N1) : plus de 20 millions de morts et environ 1 milliard de malades
- la pandémie de "grippe asiatique" de 1957 provoquée par le virus A (H2N2) : 98 000 morts aux Etats-Unis
- la pandémie de "grippe de Hong Kong" en 1968 provoquée par le virus A (H2N2) : 18 000 morts en France
- la pandémie de la grippe A H1N1 de 2009 a touché en métropole, 3,5 millions de personnes et causé 1334 cas graves et 312 décès.

Pendant les périodes interpandémiques, la grippe sévit sous forme d'épidémies d'ampleur variable de novembre à avril. Elle dure en moyenne 9 semaines et affecte entre 788 000 et 4.6 millions de personnes en France depuis 1984 selon l'INVS

La grippe peut entraîner des complications graves chez les sujets à risque (nourrissons, personnes âgées ou sujets fragilisés). La mortalité imputable à la grippe saisonnière concerne essentiellement les sujets âgés. 

 

Ressources épidémiologiques sur la Grippe en France  

Santé publique France

En parallèle du volet principal consacré à la grippe (Point sur les connaissances / Surveillance de la grippe en France / Données de surveillance / Publications / Liens), ce dossier du site Santé Publique comprend un volet sur la pandémie de 2009-2010, la grippe aviaire H5N1 et les pandémies grippales 
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Le Réseau National des GROG (Groupes Régionaux d'Information de la Grippe)
Situation de la grippe en France, surveillance, bulletin Eurogrog.
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GEIG
Groupe d'étude et d'information sur la grippe. Son rôle consiste à recueillir, analyser et confronter les informations sur la grippe et sa prévention, notamment à l'occasion de séminaires de travail du GEIG. Le site du GEIG est divisé en quatre parties : présentation du Geig, la grippe et sa prévention, mémo-grippe, actualités.
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Sentiweb
Serveur du réseau Sentinelles des médecins libéraux français. Vous trouverez entre autres sur le site Sentiweb-hebdo, bulletin hebdomadaire donnant l'actualité épidémique en France des maladies surveillées par le réseau Sentinelles.

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Global Influenza Surveillance Network (FluNet)
Epidémiologie de la grippe dans le monde par pays, nouvelles sur le virus, recommandations. Informations générales sur la grippe

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Pourquoi les chiffres de mortalité grippale sont incompréhensibles

Le virus de la grippe

1 - Origine du virus

Les réservoirs animaux joueraient un rôle important dans l'apparition de nouveaux variants chez l'homme. On pense notament que les oiseaux sont l'hôte original des virus de la grippe et que les virus grippaux aviaires constituent un gisement important de gènes viraux. Il est maintenant démontré que les virus aviaires peuvent se transmettre directement à l'homme et provoquer des cas humains de grippe.

Les pandémies de grippe prennent souvent naissance en Extrème-Orient où la population très dense vit en contact étroit avec les animaux.

2 - Les différents types de virus

Le virus de la grippe appartient à la famille des Orthomyxoviridae. Ce sont des virus enveloppés à ARN simple brin de polarité négative. Ils ont une forme sphérique de 80 à 100 nm de diamètre.
Il y'a trois types de virus grippaux : les Influenza virus A, B et C. Le type A mute avec une grande facilité, permettant de distinguer des sous-types (H1N1, H2N2, H3N2) et des variants dans les sous-types : H3N2.

Les grippes provoquées par les virus A et B se ressemblent et il est impossible de les dinstinguer sur le plan clinique. Quant aux symptômes provoqués par le virus C, ils sont proches de ceux d'un simple rhume et se limitent à une expression sporadique.

La surface des virus est hérissée de spicules. Les virus A et B en comportent deux types : l'hémagglutinine et la neuraminidase. Ce sont en fait des antigènes de surface.
Les virus A et B sont constitués de 8 segments d'ARN tandis que le virus C lui n'en comporte que 7. Dans le cas du virus de type C, il n'y a qu'une sorte de spicule qui regroupe les fonctions assurées par les hémagglutinines et la neuraminidase des autres virus grippaux.

Les virus sont déterminés par la qualité de la nucléoprotéine qui est un antigène interne et qui est peu variable.

3 - Cycle de réplication virale

Six phases dans le cycle du virus de la grippe :

- attachement : la particule virale se fixe sur une cellule épithéliale respiratoire grâce à son récepteur, l'hémagglutinine, qui se lie à l'acide sialique terminal des glycoprotéines de la membrane cellulaire.
- endocytose : la particule virale est englobée au sein d'une vésicule d'endocytose. L'hémagglutinine change alors de conformation ce qui permet la fusion entre la membrane endosomale cellulaire et la bicouche lipidique virale. Les mucléocapsides sont alors libérés dans le cytoplasme cellulaire.
- réplication virale : le génome des virions grippaux sert de matrice à une ARN-polymérase. Chaque cellule infectée peut produire plusieurs centaines de virus
- synthèse protéique : le virus détourne le métabolisme cellulaire pour synthétiser ses propres protéines.
- bourgeonnement : les virions néoformés se forment par bourgeonnement à la surface de la membrane cellulaire.
- libération des virions néoformés et dissémination dans l'épithélium respiratoire

4 - Mécanismes évolutifs des virus de la grippe

Les virus de la grippe sont variables selon deux mécanismes distincts :

Les glissements antigéniques

Dans ce cas, les variations antigéniques sont mineures. Les gènes codant pour les protéines de surface vont subir des mutations qui vont entrainer des modifications mineures du virus. Le nouveau variant étant assez similaire du précédent, l'immunité conférée par une grippe contractée précédamment protégera contre le nouveau variant. Mais au bout d'un certain nombre de modifications, une différence antigénique s'installe laquelle aboutit à une moindre reconnaissance du nouveau virus par les systèmes immunitaires qui ont rencontré ce virus dans le passé. Ce phénomène oblige au changement des souches vaccinales plus ou moins régulièrement ce qui explique que la plupart des épidémies sont souvent mineures ou de moyenne importance.

Les cassures antigéniques

Ce deuxième phénomène, aussi appelé "saut antigénique", peut-être plus grave car il est à l'origine des pandémies. Il va en effet donner naissance à un nouveau virus très différent de ce qui existait déjà. Celui-ci est issu d' importantes variations antigéniques : il s'agit en général de changements radicaux de la structure d'un ou deux antigènes de surface (hémagglutinine et/ou neuraminidase). Ce virus hybride appelé "réassortant" contre lequel l'immunité pré-existante et le vaccin préparé avec les souches précédentes ne protègent pas, va gagner le territoire. C'est la pandémie.

Transmission du virus de la grippe

La grippe est hautement contagieuse. Elle se transmet d'un sujet infecté à un sujet sain via les goutelettes d'eau que notre corps expulse sous forme d'aérosols pendant la respiration, l'éternuement, la toux, l'écoulement nasal.... Pour être infecté, il faut en respirer une dose suffisante, et offrir un terrain favorable. Une fois que le virus de la grippe se sera fixé aux récepteurs des cellules, le virus grippal va immédiatement les envahir et les forcer à produire de nouveaux virus ce qui les achèvera.

Symptômes

La période d'incubation du virus de la grippe dure de 24 à 48 heures. Après cette période d'incubation, les premières manifestations physiques provoquées par la maladie se font ressentir. A noter qu'une personne est contagieuse pendant environ 6 jours, y compris le jour qui précède le début des symptômes.

Les symptômes traduisent en fait la réaction immunitaire de notre organisme :
- asthénie
- maux de tête
- frissons
- douleurs musculaires et articulaires
- fièvre parfois intense (39-40°C)
Le tout peut être accompagné de congestion nasale, pharyngite, toux. C'est à ce moment là que les complications peuvent survenir car l'épithélium des organes respiratoires est irrité, les cellules affaiblies ou mortes. De ce fait, des agents pathogènes peuvent profiter de la brèche ouverte par le virus de la grippe pour pénétrer notre organisme et s'y développer à leur tour. Dans ce cas seulement des antibiotiques peuvent être indiqués.

Le rétablissement est complet chez la plupart des sujets en une à deux semaines.

Traitement

1 - Traitement prophylactique : la vaccination

Il n'existe pas actuellement de thérapeutique totalement efficace pour traiter les infections dues au virus de la grippe. La vaccination reste donc la meilleure arme en terme de santé publique pour lutter contre l'infection grippale.

Composition du vaccin

Le vaccin contre la grippe est composé de particules virales inactivées. Il est donc impossible, contrairement à ce que croient encore certains, que la vaccination antigrippale cause la grippe.

La composition du vaccin n'est pas la même d'une année sur l'autre, elle varie en fonction du contexte épidémiologique. Elle tient compte notament des observations du réseau mondial de laboratoires, coordonnés par l'Organisation mondiale de la santé et qui ont pour fonctions d'isoler et d'identifier les virus de la grippe circulant autour du monde et donc d'identifier les nouvelles souches de virus de la grippe.

Administration du vaccin

Le vaccin antigrippal est administré sous forme d'une injection intradermique à renouveler tous les ans. L'immunité apparait 10 à 15 jours après la vaccination et dure un an. Il existe cependant quelques contre-indications : les tares organiques sévères, l'allergie à l'oeuf.

Les effets secondaires de la vaccination contre le virus de la grippe sont mineurs : un endolorissement à l'emplacement de l'injection peut être ressenti.

Efficacité du vaccin

L'efficacité de la vaccination est établie mais la couverture à 100% n'existe pas. On estime que le vaccin antigrippal est efficace au mieux dans 80% des cas.

De plus, le vaccin ne protège que contre certaines souches de la grippe. On peut donc être vacciné contre la grippe et être infecté par la maladie. Dans ce cas, la gravité et la fréquence des complications sérieuses de la grippe sont réduites.

Personnes devant recevoir le vaccin

Les conséquences de la grippe peuvent être dangereuses voir même fatales pour certaines catégories de la population à qui il est vivement recommandé de se faire vacciner. Il s'agit :
- des personnes âgées de 70 ans et plus
- des personnes immunodéficientes ou celles qui souffrent de maladies chroniques
- des personnes côtoyant les sujets à risque (ex.maison de soins infirmiers)

2 - Traitement curatif : la thérapeutique antivirale

Chez les individus de bonne composition générale, il n'est pas nécessaire de suivre un traitement. Il suffit d'appliquer une thérapie très basique qui consiste à rester au lit, au chaud, boire beaucoup, dégager le nez, faire baisser la fièvre, et utiliser des désinfectants pour limiter la contagion. Sinon, on peut avoir recours aux antiviraux.

Antiviraux

Les antiviraux se fixent sur une partie d'un composant du virus qui échappe à toute modification. Ils agissent en bloquant la neuraminidase, enzyme essentielle à la libération du virus. Celui-ci reste donc prisonnier des cellules hôtes ce qui a pour effet de limiter l'infection.
Ils réduisent les symptômes de la maladie ainsi que sa durée (réduction de 36 à 60 heures). Par conséquence, ils permettent de diminuer fortement les complications sérieuses responsables de la plupart des décès.

A ce jour deux molécules sont enregistrées dans l'arsenal thérapeutique officiel comme antiviraux de l'influenza: l’oseltamivir et le zanamivir mais seul seul l’oseltamivir est disponible en France.

Le Haut conseil de la Santé publique a publié en 2015 des recommandations en matière de prescription d'antiviraux dans lesquelles il distingue 3 stratégie de traitement :
- le traitement curatif
- le traitement préemptif
- le traitement préventif.

Le traitement curatif est recommandé quelque soit le statut vaccinal des patients afin de réduire la durée des symptômes et/ou leur gravité chez :
1. Les personnes à risque de complications: femmes enceintes, personnes obèses, jeunes enfants y compris les nouveau-nés à terme, malades âgés de 6 mois et plus éligibles à la vaccination.
2. Les personnes présentant une grippe grave d’emblée ou d’aggravation rapide.
3. Les personnes grippées nécessitant une hospitalisation.

Le début du traitement s'impose le plus rapidement possible sans attendre les résultats des examens virologiques.

Le traitement préemptif est recommandé pour les personnes :
- atteintes de pathologies chroniques décompensées ou à fort risque de décompensation en cas de grippe
- et ayant eu un contact étroit datant de moins de 48 h avec un cas confirmé.
La posologie est la même que celle du traitement curatif.

Le traitement préventif doit être prescrit à des doses prophylactiques (demi-doses curatives)  chez les personnes :
- à risque de complications (femmes enceintes, personnes obèses, personnes âgées de 1 an et plus éligibles à la vaccination) ayant eu un contact étroit (même lieu de vie / face à face en cas de toux, éternuement ou discussion) datant de moins de 48 h avec un cas de grippe confirmé ou typique.
- résident dans des collectivités à risques (Ehpad,...)

Antibiotiques

Ils traitent uniquement les complications de la grippe, ils sont impuissants contre le virus.

Recommandation officielles et informations des professionnels de santé

 

Conduite à tenir devant des infections respiratoires aiguës ou des gastroentérites aiguës dans les collectivités de personnes âgées (Direction Générale de la Santé)

-  actualisation des recommandations sur les conduites à tenir en cas de survenue d’infections respiratoires aiguës en collectivité de personnes âgées,
- diffusion  des recommandations sur les conduites à tenir en cas de survenue de gastroentérites aiguës en collectivité de personnes âgées
- révision des procédures de surveillance et de signalement des cas groupés

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Conduite à tenir devant une ou plusieurs infections respiratoires aiguës en Ehpad (Haut Conseil de la Santé Publique)

- données épidémiologiques et diagnostiques (fiche 2)
- particularités des personnes âgées (fiche 3)
- prévention des IRA en collectivité pour personnes âgées (fiche 4)
- conduite à tenir devant un cas isolé d’IRA en Ehpad (fiche 5)
- conduite à tenir devant plusieurs cas d’IRA en Ehpad (fiche 6)
- démarche de recherche étiologique (fiche 7)

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Repères pour la pratique des tests rapides d’orientation diagnostique de la grippe (Direction Générale de la Santé)

Ce document rassemble les principales informations relatives aux tests rapides d’orientation diagnostique de la grippe, en vue de guider les professionnels de santé dans les indications, le choix, les conditions d’utilisation et d’interprétation d’un test. Ces informations sont issues des études de performance menées par l’agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et le centre national de référence (CNR) de la grippe.

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Rapport final d’évaluation des tests rapides d’orientation diagnostique TROD des virus influenza A et B

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Prévention de la grippe et des infections respiratoires virales saisonnières (HCSP - 2015)

Rapport  complet
Avis  

 

Recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique

• Vaccination des personnes à risque élevé de grippe compliquée, selon les
recommandations du calendrier vaccinal en vigueur.
•  la mise en place de mesures permettant la promotion de cette
vaccination pour les personnes éligibles, afin d’enrayer la baisse préoccupante de la
couverture vaccinale enregistrée depuis quelques années.
• Vaccination des personnes qui s’en occupent ou qui font partie de leur entourage, dans
les milieux de soins, dans les collectivités, comme dans la vie courante au sein de la
famille.
• Utilisation des antiviraux spécifiques dans le cadre des recommandations de 2012.


Utilisation des mesures barrières en prévention des infections respiratoires aiguës et nosocomiales – 25 septembre 2015

• Utilisation de masques :
o dans la communauté : selon les recommandations faites en 2011.
o en milieu de soins : selon les recommandations faites en 2013 par la Société
française d’hygiène hospitalière (SFHH).


• Hygiène des mains :
o en communauté : lavage fréquent avec eau et savon notamment après mouchage,
éternuements ainsi qu’avant chaque repas, après passage aux toilettes. La friction
avec un soluté hydro-alcoolique (SHA) peut être proposée en alternative en cas
d’indisponibilité d’un point d’eau (transports …) ;
o en milieu de soins : la friction avec un soluté hydro-alcoolique (SHA) est la méthode de
référence pour la réalisation d’un geste d’hygiène des mains. Ce geste doit être réalisé
avant et après chaque soin. Le lavage des mains à l’eau et au savon doux reste
indiqué quand il y a souillure des mains par des liquides biologiques, mais aussi après
éternuements, mouchage…


Le HCSP recommande :
• que des campagnes d’information auprès du public (familles) et dans les espaces
accueillant du public soient réalisées à propos de l’intérêt et de la mise en œuvre des
mesures barrières non spécifiques : hygiène des mains, utilisation de masques, se couvrir
la bouche avec le coude/ la manche ou un mouchoir à usage unique lorsque l’on tousse
ou éternue ;
• que le public soit également informé de l’intérêt et de la légitimité à limiter les contacts
entre personnes malades et d’autres personnes, en particulier les sujets à risque (par
exemple, une restriction des visites en Ehpad par des enfants malades…) ;
• qu’une large diffusion de ces mesures soit faite auprès des personnels de santé des
établissements médicaux et médico-sociaux et soit soutenue par la direction de ces
établissements ;
• que les professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes…)
soient un relais privilégié dans l’information délivrée aux patients (disponibilité de
supports d’information, messages) ;
• que les enseignants à l’école soient des relais dans la transmission de ces règles
d’hygiène de base, en complément de la sensibilisation directe des familles (rôle des
parents vis-à-vis des enfants …).

Obligations vaccinales des professionnels de santé

Télécharger l'avis du HSCP 

Vaccination contre la grippe saisonnière chez les personnes âgées et les professionnels de santé

Rapport complet
Avis

Prévention de la transmission croisée par voie respiratoire : Air ou Gouttelettes
Recommandations pour la pratique clinique (RPC) SF2H

Télécharger le guide

 

#COVID-19 : le point de situation épidémiologique sur le coronavirus SARS-CoV-2

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