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Diversité des programmes de lutte contre le VIH dans le monde

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VIH/SIDA : des financements plus que jamais nécessaires pour endiguer l'épidémie

Bonne nouvelle : le monde est en bonne voie pour atteindre la cible des 15 millions de personnes sous traitement l’an prochain, et la fin du sida n'a jamais été aussi proche. En s'appuyant sur la stratégie 90-­‐90-­‐901 dévoilée par ONUSIDA dans son rapport annuel à l’occasion de la journée mondiale contre le sida, ce sont plus de 21 millions de vies que la communauté internationale peut décider de sauver, et 28 millions de nouvelles contaminations d’éviter d'ici à 2030.

En revanche, le rapport révèle également que si des augmentations massives de financement n'ont pas lieu rapidement, l'épidémie risque de reprendre le dessus et de devenir de nouveau hors de contrôle dans quelques années. "Aujourd'hui, seuls 1 adulte sur 3 et 1 enfant sur 4 qui en ont besoin ont accès à un traitement anti-­‐rétroviral dans les pays en développement. Alors qu'il faudrait doubler le nombre de personnes sous traitement et que les pays pauvres augmentent leurs investissement, l'aide en provenance des pays riches, elle, stagne", a dénoncé Hakima Himmich, présidente de Coalition PLUS.

Pourtant, les moyens d’augmenter les investissements dans la lutte contre le sida sont là. "La France pèse 3,6% des richesses mondiales, mais seulement 2,4% de la lutte mondiale contre le sida. Avec la TTF européenne, la France et ses partenaires ont l'opportunité de faire leur part du chemin en affectant une partie des revenus à la lutte mondiale contre le sida" a déclaré Bruno Spire, président de AIDES et administrateur de Coalition PLUS. Si elle est bien conçue, la TTF pourrait générer 35 milliards d'euros par an au niveau européen, et au moins 10 milliards d'euros uniquement en France.

Cette année, à l’occasion de la journée mondiale contre le sida, Coalition PLUS a voulu montrer la réalité qui se cache derrière les grands chiffres, et partager le quotidien de ses membres et leurs militants. Un quotidien fait de joie, de fierté, de colère et de détermination : joie des vies qu’on a réussi à sauver ; fierté des communautés qui se mobilisent pour changer leur quotidien ; colère de savoir que des milliers de personnes sont laissées sur le côté ; et détermination à continuer le combat pour arriver un jour à une génération sans sida.

A BUJUMBURA, LA MAISON DE LA JOIE ACCUEILLE LES ORPHELINS DU SIDA

En  2012,  le  Burundi  comptait  89.000  orphelins  et  enfants  vulnérables  en  raison  du  VIH/sida  (UNICEF).  La  même  année,  l’ANSS  s’investit  dans  un  projet de prise en charge globale de 20 orphelins du sida : « La Maison de la Joie ». Dans cette structure d’accueil située dans la capitale  Bujumbura, les mineurs dont les parents proches sont décédés du sida, ou ne peuvent ou ne souhaitent pas s’occuper d’eux, sont scolarisés,  nourris et suivis médicalement. Ils reçoivent aussi un accompagnement psycho-­‐social adapté, qui vise notamment à les réinsérer dans leur  famille  d'origine  ou  dans  une  famille  d'accueil.  A  l’occasion  du  1er  décembre  2014,  dans  le  cadre  de  ses  activités  de  prise  en  charge  sociale  des  personnes vivant avec le VIH, l'ANSS a inaugure le 28 novembre une maison d'habitation pour des orphelins infectés et affectés par le VIH à   Kirundo.

 

ANSS, Burundi -­‐ Fondée en 1993 par Jeanne Gapiya, première femme à avoir dévoilé son statut sérologique au Burundi,  l’Association Nationale de Soutien aux Séropositifs et malades du Sida (ANSS) a été la première association à mettre des  patients  sous  traitement  anti-­‐rétroviral  dans  le  pays.  En  2012,  l’ANSS  a  reçu  le  prix  des  Droits  de  l’Homme  de  la  République  française  pour  son  combat  pour  la  défense  des  droits  des  personnes  vivant  avec  le  VIH/sida  et  la  reconnaissance  des  droits  des  minorités  sexuelles  

AVEC LA CLINIQUE DES HALLES A BAMAKO, UNE OFFRE DE SANTE SEXUELLE ADAPTEE

Les discriminations socio-­‐politiques qui limitent l’accès à la prévention et au soin sont au cœur de la vulnérabilité au VIH des « groupes clés » : hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, travailleur.se.s du sexe et usager.e.s de drogue par injection.

La stigmatisation décourage en effet les personnes à se rendre dans ces centres de dépistage, de prévention et de soin. On estime ainsi que la prévalence du VIH chez les HSH est quatre fois plus élevée que celle de la population générale au Mali, et plusieurs études ont montré que les groupes clés restaient à l’écart des progrès réalisés dans la population générale en matière d’accès aux soins.

C’est dans ce contexte qu’ARCAD-­‐SIDA a ouvert en 2010 une unité de prévention et de prise en charge ciblée à destination des groupes clés : la clinique de nuit « Les Halles ». Située dans le quartier des Halles de Bamako, à proximité de la gare routière, d’un centre commercial, et de plusieurs boîtes de nuit et maisons closes, cette structure unique en son genre au Mali est ouverte selon des horaires adaptés aux rythmes des usagers, et permet aux populations stigmatisées de s’y rendre à l’abri des regards. Ainsi, alors que les centres de santé traditionnels ont des plages d’ouverture de 8h à 16h, la clinique ouvre ses portes quotidiennement de 16h à minuit.

 L’association y propose des services de prévention du VIH, ainsi que des autres infections sexuellement transmissibles (séances d’information, ateliers de santé sexuelle, consultations et dépistage) et prend en charge les personnes séropositives sur place. Ce continuum entre prévention et prise en charge au sein d’un même site facilite l’entrée et le maintien dans le soin. La porte d’entrée « santé sexuelle » de ce lieu permet de toucher des populations particulièrement vulnérables et stigmatisées, mais aussi des jeunes et des habitants du quartier. Ce brassage des populations permet de préserver la confidentialité des activités, des pratiques sexuelles ou encore du statut sérologique des personnes qui le fréquentent.  

ARCAD-­‐SIDA, Mali -­‐ ARCAD-­‐SIDA (Association de Recherche, de Communication et d’Accompagnement à Domicile des personnes vivant avec le VIH) est l’une des principales et plus anciennes associations de lutte contre le VIH/sida au Mali. Environ la moitié des PVVIH sous traitement ARV au Mali est suivie dans l’un de ses seize centres de prise en charge communautaires à travers le pays. Elle est membre fondateur de Coalition PLUS.

« RENVOIS & ACCES AUX SOINS » : UNE ANALYSE DE LA SITUATION DES MIGRANTS VIVANT AVEC LE VIH EN SUISSE

La pratique des autorités suisses en matière de renvoi de migrants et de requérants d'asile déboutés nécessitant des soins tend souvent à sous-­‐estimer le risque d'atteinte grave à leur santé, voire de mise en danger. C'est le constat que font l'Observatoire romand du droit d'asile et des étrangers (ODAE romand) et le Groupe sida Genève dans un rapport intitulé « Renvois & accès aux soins : Enjeux juridiques et conséquences sur le plan humain de la pratique suisse en la matière de renvois d'étrangers à la santé précaire ».

Fruit de leur collaboration, cette analyse illustre les sérieux manquements observés dans les procédures de régularisation ou d'éloignement lorsque des raisons médicales graves sont invoquées, et les conséquences potentiellement dramatiques qu’ils engendrent sur ces personnes doublement vulnérables. L'instruction et la motivation de nombreuses décisions de l'Office fédéral des Migrations (ODM) sont insuffisantes, ses recherches en matière d'accès aux soins dans les pays d'origine sont fréquemment sommaires et les sources utilisées se révèlent souvent être anciennes ou partiales, ou alors ne sont pas citées du tout. Ces méthodes portent atteinte au droit d’être entendu des personnes concernées.

Aussi bien l'ODM que le Tribunal Administratif Fédéral se contentent trop souvent d'une disponibilité générale tout à fait théorique des soins de santé requis. Or, cela n'est pas une garantie d'accès effectif pour la personne concernée. L'examen par les autorités ignore trop souvent le manque de commercialisation de certains traitements dans les pays ou les ruptures de stocks répétées. Elle minimise l'importance de l'absence d'assurance maladie et des coûts dépassant souvent les moyens financiers des personnes concernées ou de leurs proches. En résulte une mise en danger des migrants et requérants d’asile vivant avec le VIH, contre laquelle le Groupe sida Genève se mobilise.

Le rapport sera réédité début 2015 avec de nouvelles études de cas menées par le référent juridique du Groupe sida Genève. Une occasion de souligner le gros travail réalisé par le GSG auprès des populations migrantes précarisées de Genève.

Groupe sida Genève, Suisse -­‐ Depuis 25 ans, le Groupe Sida Genève met en place des programmes de prévention, de soutien aux PVVIH et de lutte contre les discriminations auprès de la population genevoise. Le GSG s’intègre dans la lutte nationale contre le sida en Suisse en tant qu’antenne régionale romande de l’Aide Suisse contre le Sida.

LE PROJET YEELEN, EN ECLAIREUR CONTRE LE VIH/SIDA CHEZ LES HSH BURKINABE

En 2009, dans un contexte hostile vis-­‐à-­‐vis de l’homosexualité, REVS met en place le projet « Yeelen » [Lumières] qui vise à faciliter l’accès des HSH au dépistage et au traitement du VIH/sida et des autres IST par des services adaptés. La prévention d’abord, avec la distribution de préservatifs et gel lubrifiant, des groupes de discussion thématiques et des soirées préventives régulières. La prise en charge médicale également, gratuite et confidentielle. Des activités de sensibilisation et de dialogue enfin avec les représentants de l’Etat ou encore des personnalités religieuses.

Suite à cette démarche communautaire, les autorités de la région des Hauts-­‐Bassins ont inscrit la prise en charge des HSH comme une priorité pour la lutte contre le sida.

REVS , Burkina Faso -­‐ REVS (Responsabilité – Espoir – Vie – Solidarité ) est une association communautaire de lutte contre le sida basée dans la ville de Bobo-­‐Dioulasso, dans la région occidentale des Hauts-­‐Bassins, à la frontière avec Mali. REVS est pionnière de la riposte à l’épidémie et de la prise en compte des groupes clés au Burkina Faso.

 

PLAIDOYER POUR L’ACCES A LA PREVENTION ET AU SOIN DANS LES PRISONS MAURICIENNES

Avec une prévalence VIH de 1.02%, l’ile Maurice concentre 9000 personnes vivant avec le VIH. Parmi ces 9000 personnes, 600 sont incarcérées. Ces 600 personnes constituent 30% des détenus, c’est-­‐à-­‐dire que 30% des détenus vivent avec le VIH. L’île Maurice est un pays dans lequel l’épidémie se concentre autour des populations de personnes s’injectant des drogues, et souvent en situation de grande vulnérabilité sociale et juridique (hommes gays ou bis, trans, personnes détenues ou ayant été en détention ou engagées dans la prostitution).

Or les prisons mauriciennes sont encore des lieux de discriminations et de violation de la confidentialité. Les tests de dépistage n’y sont réalisés qu’à l’entrée, les traitements y sont fréquemment interrompus et la prise en charge du VIH et des coïnfections de faible qualité. Aucun programme d’échange de seringues et d’accès aux préservatifs n’y est en place.

Afin de faire évoluer cet axe clé pour la santé publique dans le pays, PILS a publié en 2013 un rapport détaillant les discriminations en prison et les lacunes dans le soutien médical des détenu.e.s séropositif.ve.s afin de faire entendre leurs voix.  

PILS, Maurice -­‐ PILS (Prévention Information Lutte contre le SIDA) est l’une des plus anciennes associations communautaires de lutte contre le VIH/sida à l’île Maurice. Depuis 2012, elle est l’un des deux récipiendaires principaux du Fonds Mondial, en charge de mettre en œuvre une subvention d’1,8 millions d’euros pour lutter contre le VIH, notamment auprès des groupes clés.

A BUCAREST, DES UNITES MOBILES POUR REPONDRE A L’EXPLOSION DES NOUVELLES TRANSMISSIONS CHEZ LES USAGERS DE DROGUES

Longtemps, les infections par le VIH ont été très rares chez les consommateurs de drogues injectables en Roumanie, de l’ordre d’un ou deux cas enregistrés par an en moyenne. Malheureusement, cette donne a radicalement changé ces dernières années, avec l’arrivée sur le marché de nouveaux stimulants psychoactifs dits « légaux », connus sous le nom de « Legal Highs ». 

Moins coûteux que les drogues classiques, vendus en plein jour sous couvert d’engrais ou de produits détergents, ces nouvelles substances nécessitent une augmentation significative du nombre d’injections – un usager d’héroïne s’injectant 4 à 5 fois par jour, alors qu’un consommateur de ces produits doit recourir à 10 à 15 injections quotidiennes.

Depuis leur apparition, l’épidémie a explosé au sein de cette population. L’association ARAS travaille de longue date avec les usagers de drogue dans le cadre de programmes de réduction de risques, en mettant à disposition des seringues stériles neuves par exemple, afin de dissuader les injecteurs de drogues de partager leur matériel d’injection et de les prémunir ainsi d’une infection virale par le sang.

Des ambulances de l’association sillonnent les rues de Bucarest pour apporter le matériel d’injection stérile, des préservatifs et un soutien psycho-­‐ social de proximité à ses usagers. Selon la dernière enquête du ministère de la Santé roumain, 31% des nouveaux cas de VIH en 2012 ont été enregistrés chez les usagers de drogues, ce qui représente une augmentation de près de 60% par rapport à l’année précédente.

ARAS, Roumanie -­‐ Fondée en 1992, ARAS est la première organisation non gouvernementale roumaine. Elle agit pour la prévention du VIH/sida et le soutien matériel, psychologique et social des personnes affectées par la maladie et leurs proches, notamment les usager.e.s de drogue, les sans-­‐abris, les Roms et les détenu.e.s.

 

EN EQUATEUR, LA RECHERCHE COMMUNAUTAIRE POUR AMELIORER LA PREVENTION CHEZ LES GROUPES LES PLUS A RISQUE

Grâce à un financement du Fonds mondial, l’association équatorienne Kimirina avec le soutien technique d’ONUSIDA et de Coalition PLUS. Cette étude porte sur 3 populations clés : les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, les femmes trans et les travailleuses du sexe. Ce programme se donne pour but d’identifier les lieux où ces 3 populations-­‐clés rencontrent leurs partenaires sexuels et de décrire les caractéristiques de ces lieux en termes d’affluence, de caractéristiques des personnes fréquentant ces lieux, des pratiques à risque se déroulant dans ce lieu de rencontre et des éventuelles activités de prévention sur ces lieux.

Ces informations seront fondamentales pour les acteurs de terrain, afin de cibler les activités de prévention sur les lieux les plus fréquentés et pour lesquels le niveau de risque est élevé. L’enquête se déroulera dans 10 villes d’Equateur, jusqu’à février 2015.

Kimirina, Equateur -­‐ Kimirina est une association équatorienne qui, depuis 2000, apporte soutien et renforcement au système de santé publique et au bien-­‐être de la société civile, en particulier les personnes en situation de vulnérabilité, discriminées ou exclues de la jouissance de leurs droits. Elle est récipiendaire principal du Fonds Mondial.

METTRE UN TERME A LA CRIMINALISATION DES PVVIH AU CANADA

Au Canada, le droit criminalise les personnes vivant avec le VIH (PVVIH), en jugeant qu’il existe une obligation de divulgation de leur statut  sérologique  lorsqu’il  existe  une  «  possibilité  réaliste  de  transmission  du  VIH  »  -­‐  par  exemple  dans  le  cas  de  rapports  sexuels.  En  2007,  les  PVVIH  du  Québec  ont  demandé  à  la  COCQ-­‐SIDA  de  parler  en  leur  nom  et  lui  ont  confié  le  mandat  d’agir  sur  la  question.  

Depuis,  la  COCQ-­‐SIDA  produit  des outils d’information juridique pour les PVVIH et cherche à alerter l’attention des média et sensibiliser le grand public quant aux effets  négatifs de la criminalisation des PVVIH. Car en réalité, la criminalisation détourne l’entière responsabilité de la prévention du VIH sur les  PVVIH,  au  lieu  de  mettre  l’accent  sur  la  responsabilité  des  pouvoir  publics  à  dans  la  mise  en  place  de  politiques  de  prévention  pour  tous  (PVVIH  ou non) ambitieuses et efficaces.  

Elle intervient auprès des instances juridiques, comme la Cour Suprême du Canada en 2012. La COCQ-­‐SIDA  participe  également au  Groupe  de  travail  sur  la criminalisation  de  l’exposition  au  VIH,  où  elle  travaille  avec  des  représentants  de  la santé  publique  et du  milieu  judiciaire  pour  mettre  en  évidence  les  contradictions  entre  le  droit canadien  et la santé  publique  en  matière  de  criminalisation  de  l’exposition  au  VIH,  à  la lumière  des  données  scientifiques  et  des  droits  humains  fondamentaux.   

COCQ-­‐Sida, Québec -­‐ L’association COCQ-­‐sida regroupe 37 organismes communautaires québécois de lutte contre le VIH/sida. Elle est membre fondateur de Coalition PLUS

ENRICHIR LA PALETTE DES MOYENS DE PREVENTION DISPONIBLES EN FRANCE AVEC LA PREP

L’un des grands axes du travail de AIDES dans la lutte contre le sida en France concerne la PrEP (prophylaxie pré-­‐exposition). La PrEP est la prise de médicament anti-­‐VIH par des séronégatifs dans un but préventif.

L’ANRS (association nationale de recherche sur le sida) a annoncé les résultats de l’essai IPERGAY qui démontre l'efficacité d'un médicament antirétroviral (Truvada) en utilisation préventive pour réduire le risque d'infection par le VIH chez des personnes séronégatives. Le protocole évalué par l’essai IPERGAY, en partenariat avec AIDES, consistait à une prise du Truvada « à la demande » avant et après les rapports sexuels, associée à un accompagnement communautaires des participants par des militants proposant un accès facilité aux autres moyens de prévention, un dépistage régulier du VIH et des IST et du counseling.

AIDES, co-­‐ investigateur de cet essai IPERGAY, se bat pour obtenir de la ministre de la Santé Marisol Touraine une accélération du processus d'examen de leur demande de RTU (Recommandation temporaire d'utilisation).

AIDES, France – Avec 1500 militants et 70 lieux d’accueil dans toute la France, AIDES est la première association communautaire de lutte contre le sida et les hépatites en France et l’une des plus importantes au niveau européen. Reconnue d’utilité publique depuis 1990, elle est membre fondateur de Coalition PLUS.

 

TRAVAILLER AVEC LES MIGRANTS AU MAROC POUR REDUIRE LES RISQUES DE TRANSMISSION DU VIH

Le Maroc est devenu un pays d’accueil de la population migrante subsaharienne et ne représente désormais plus une zone de transit, dans la mesure où la moyenne de séjour des migrants au Maroc est de 6 ans. Cette population, dont le nombre ne cesse d’augmenter, est essentiellement constituée de communautés mobiles, fermées et vivant dans une grande précarité. La vulnérabilité de ces personnes est due aux situations dans lesquelles elles se trouvent pendant le parcours migratoire.

En partenariat avec des acteurs intervenant auprès des migrants, l’ALCS a mis en place depuis 2005 un programme de réduction des risques et de prise en charge spécifiquement dédié aux migrants en provenance d’Afrique subsaharienne. Plus de 6 000 tests VIH ont été pratiqués depuis 2009. Environ 4% d’entre eux se sont avérés positifs, et près de 60% des personnes atteintes du VIH sont des femmes.

ALCS, Maroc – L’ALCS est la première association de lutte contre le sida du Maroc et du Maghreb. Elle a vu le jour en 1988, et a été reconnue d’utilité publique en 1993. Elle compte 28 centres de dépistage dans différentes villes du Maroc et 4 centres de dépistage mobiles. Elle est membre fondateur de Coalition PLUS

PROJET DE PLAIDOYER VHC ET CO-­‐INFECTION VIH AU PORTUGAL

La co-­‐infection VIH et VHC n’est pas la simple addition de deux pathologies séparées, mais une pathologie à part entière. En effet, les deux maladies interagissent : la séropositivité à VIH accélère le développement du VHC, et le VHC est devenue la première cause de mortalité liée au VIH dans les pays développés. VIH et VHC ont aussi en commun certains traitements, ainsi que des modes de transmission qui font des usager.e.s de drogue et des prisonnier.e.s des populations particulièrement vulnérables à la co-­‐infection VIH-­‐VHC. 

 C’est dans cette optique que GAT au Portugal a mis en place son projet de plaidoyer sur le VHC et la co-­‐infection avec le VIH. Les objectifs de ce projet sont à la fois d’augmenter la participation active et l’influence des personnes vivant avec le VIH et des personnes co-­‐infectées VIH/VHC dans le processus de décision des politiques de santé publique, et d’institutionnaliser une consultation régulière et une concertation avec l’administration et les décideurs pour un meilleur accès à la prévention, aux soins et contre la discrimination.

GAT organise donc des ateliers qui visent non seulement à construire les objectifs et la stratégie de plaidoyer de GAT avec la communauté des personnes vivant avec le VIH et co-­‐infectées VIH/VHC, mais aussi à les former au plaidoyer pour qu’elles puissent prendre activement part à l’obtention des changements dans la politique nationale de lutte contre le VHC et la co-­‐infection VIH-­‐VHC (accès aux nouveaux traitements anti-­‐VHC, prévention).

GAT, Portugal -­‐ GAT est une ONG portugaise d’activisme sur le VIH/sida. C’est un acteur majeur de la transformation sociale au Portugal. Elle vise à une amélioration juridique et politique de la santé, des droits et de la qualité de vie des personnes vivant avec les maladies associées au VIH et des personnes appartenant aux populations les plus vulnérables.

 

A KINSASHA, UN PROJET PIONNIER CHERCHE A AMELIORER LE SUIVI THERAPEUTIQUE DES MALADES

Si la République Démocratique du Congo a réussi à stopper l’expansion du virus Ebola sur son territoire, le 3e pays le plus peuplé d’Afrique vit depuis plusieurs années une véritable crise humanitaire en raison du sida, avec seulement 15% des PVVIH ayant besoin d’un traitement qui y ont accès. Selon les chiffres officiels, le pays compte 500.000 PVVIH et dénombre chaque année 30.000 nouvelles infections et 30.000 décès liés au sida.

Les ONG estiment quant à elles que près d’un million de séropositifs vivaient en RDC en 2012. A la même époque, la Banque mondiale et UNITAID se retirent du pays, laissant le Fonds mondial dans la position d’unique bailleur multilatéral en RDC. Or le Fonds mondial, frappé de plein fouet par la stagnation des contributions des pays riches depuis la crise de 2008, peine à répondre à l’ensemble des besoins du pays : pour 2014-­‐2016, ce sont 177 millions de dollars qu’il prévoit d’allouer à la lutte contre le sida dans le pays, alors que les acteurs sur place estiment avoir besoin d’au moins 230 millions de dollars sur cette même période pour arriver à augmenter le nombre de personnes sous traitement.

C’est dans ce contexte de pénurie généralisée qu’AMO/Congo a réussi à mettre sur pied un projet pionnier d’accès au test de charge virale pour les 3400 malades sous ARV qu’elle suit. Le test de charge virale, qui permet de mesurer la quantité de virus présente dans le sang, est la pierre angulaire d’un suivi du succès thérapeutique chez les patients et des risques de transmission du VIH qu’ils présentent. Lorsque une personne parvient à une charge virale indétectable sous l’effet des traitements, les risques qu’elle transmette le VIH à une autre personne sont fortement réduits. C’est cet effet préventif du traitement sur les nouvelles transmissions que la recherche a démontré qui permet d’envisager dans un futur proche la fin des nouvelles transmissions et l’avènement d’une génération sans sida.

ACS-­‐AMO Congo, République Démocratique du Congo – Fondée en 1993, l’association ACS/AMO Congo (Actions Communautaires Sida / Avenir Meilleur pour les Orphelins) est devenu un acteur communautaire clé de la prise en charge globale des PVVIH et du plaidoyer pour l’amélioration de l’accès aux soins en République Démocratique du Congo.

 

SENSIBILISATION DES ADOLESCENT.E.S A TRAVERS L’ART EN BOLIVIE

Le projet ExpoSida/ExpoVida est né il y a 14 ans à l’organisation IDH (Instituto para el Desarrollo : Institut pout le Développement) afin de donner des réponses aux préoccupations des jeunes, des familles, des autorités et de la population de manière générale concernant les thématiques VIH/sida et sexualité. IDH continue d'innover chaque année avec un nouveau thème, faisant de cet événement de masse le plus important de Bolivie dans le domaine de l’éducation et de la prévention.

En 2014, l’exposition, nommée « Abre los ojos » (Ouvre les yeux), a été consacrée au thème des violences sexuelles contre les femmes. Chaque année, plus de 15.000 élèves et étudiants visitent l’exposition. L’exposition ExpoSida/ExpoVida est destinée aux enfants et adolescent.e.s afin d’apprendre à reconnaître des situations de danger et d’acquérir des réflexes de protection pour prévenir la violence sexuelle, ainsi que pour ouvrir un dialogue au sein du cercle familial.

IDH, Bolivie -­‐ IDH est le Bureau national du Conseil national de l’Amérique latine et des Caraïbes des organisations travaillant sur le VIH/sida, qui a vu le jour en 1997 en Bolivie. Il est accrédité auprès de l’ONU.

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