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IPCRG : les experts appellent à une priorisation urgente des stratégies de prise en charge des BPCO pour endiguer l'épidémie croissante en Afrique subsaharienne

Bien que le tabac soit traditionnellement le principal facteur de développement des BPCO,3 deux millions de personnes meurent chaque année des suites d'une exposition à des fumées de cuisinière.4 Environ 3 milliards de personnes, et 90 pour cent des foyers ruraux, en particulier ceux d'Afrique, utilisent encore du combustible de biomasse non traité pour la cuisine et le chauffage.1 Cependant, de nombreuses personnes méconnaissent encore les dangers potentiels pour les voies respiratoires et ignorent que le risque de développer une BPCO à cause de l'exposition aux fumées de combustible de biomasse est aussi élevé que celui lié à la consommation de tabac.5

Plus de 1,000 experts soutiennent l'étude FRESH AIR lors du congrès de l'ERS

90 pour cent des 3 millions de décès annuels provoqués dans le monde par des maladies respiratoires surviennent dans les pays à revenu faible et intermédiaire (PRFI)1 et, d'ici 2025, les BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) deviendront, selon les prévisions, la troisième cause de décès en Afrique, devant le virus du SIDA/HIV.2 l'International Primary Care Respiratory Group (IPCRG) est à l'initiative de l'étude FRESH AIR Ouganda, qui vise à quantifier le problème des BPCO dans les régions rurales d'Ouganda et à tester des solutions pour traiter le problème de l'exposition au tabac et à la fumée en milieu domestique.

Bien que le tabac soit traditionnellement le principal facteur de développement des BPCO,3 deux millions de personnes meurent chaque année des suites d'une exposition à des fumées de cuisinière.4 Environ 3 milliards de personnes, et 90 pour cent des foyers ruraux, en particulier ceux d'Afrique, utilisent encore du combustible de biomasse non traité pour la cuisine et le chauffage.1 Cependant, de nombreuses personnes méconnaissent encore les dangers potentiels pour les voies respiratoires et ignorent que le risque de développer une BPCO à cause de l'exposition aux fumées de combustible de biomasse est aussi élevé que celui lié à la consommation de tabac.5

Frederik van Gemert, directeur de recherche de l'étude FRESH AIR Ouganda, commente ce problème : « Le nombre total de décès provoqués par les BPCO augmentera de plus de 30 pour cent dans les 10 prochaines années si aucune mesure urgente n'est prise. La tâche est énorme pour endiguer cette tragédie pour la santé publique. Nous devons augmenter la prise de conscience à propos des BPCO, renforcer les programmes d'information locaux à propos de l'impact de l'utilisation des combustibles de biomasse et encourager les essais de programmes d'intervention pour ensuite partager les résultats obtenus. »

En Afrique rurale, le traitement des maladies comme la BPCO est centré sur le traitement des exacerbations aiguës au lieu de la prévention de la maladie. Par ailleurs, les tests de diagnostic comme la spirométrie sont rarement disponibles, et les traitements par inhalation médicamenteuse sont souvent limités ou inabordables.6 La BPCO est ses facteurs de risque sont mal connus du public, et souvent des médecins, dans de nombreuses régions d'Afrique. La BPCO est rarement diagnostiquée, car les symptômes de la toux sont souvent imputés à un effet irritant acceptable du tabagisme, à la tuberculose ou au vieillissement.

Siân Williams, dirigeant d'IPCRG, commente : « Nous soutenons cette initiative visant à réunir des preuves convaincantes à l'intention des régulateurs au sujet de l'impact des BPCO dans les communautés locales d'Afrique subsaharienne, afin que des interventions durables et adaptées aux conditions locales pour contrôler ces maladies et leurs facteurs de risques puissent être testées et mises en oeuvre. Nous sommes ravis de bénéficier du soutien de la communauté clinique dans le domaine des voies respiratoires et nous appelons à une prise de conscience urgente à propos de ce problème. »

La pétition, lancée à l'occasion du congrès de l'ERS à Amsterdam, aux Pays-Bas, a déjà récolté plus de 1,000 signatures à ce jour et est ouverte jusqu’en décembre 2011 sur le site Internet www.freshairuganda.co.uk

Notes aux éditeurs

À propos de l'IPCRG

L'International Primary Care Respiratory Group (IPCRG) est une organisation caritative qui représente les groupes nationaux de soins de santé primaires issus du monde entier. Son objectif est d'élever le niveau des soins dans les pays et au plan mondial, par des recherches collaboratives sur des cas « réels », par l'innovation, la démocratisation des bonnes pratiques, l'éducation et en plaidant pour l'adhésion à sa cause.

L'IPCRG soutien l'étude FRESH AIR car c'est un exemple de « recherche innovante propre au contexte africain »7 qui permettra de quantifier ce problème en Ouganda et de tester des solutions pour traiter les questions de l'exposition au tabac et aux fumées domestiques. Les résultats de cette étude seront présentés aux régulateurs avec pour but final que les maladies non transmissibles soient prises en compte au même titre que les maladies transmissibles dans toutes les initiatives de priorisation.

L'esprit de l'IPCRG est d'offrir le soutien de pairs, en permettant aux médecins spécialisés dans les soins primaires ayant un intérêt pour les maladies respiratoires de travailler aux côtés des équipes locales de soin primaire et de santé publique. Le but ultime de l'IPCRG est d'aider les médecins locaux à établir leur propre communauté de praticiens pour ensuite s'engager aux côtés de leurs pairs dans le monde entier pour partager leurs connaissances et leur expérience.

À propos de l'étude FRESH AIR Ouganda

L'étude FRECH AIR Ouganda vise à :

  • Augmenter la prise de conscience chez les personnels de la santé à propos de l'impact de l'inhalation des fumées de combustibles de biomasse et de la consommation de tabac sur les voies respiratoires ;
  • améliorer l'accès aux tests de diagnostic et aux traitements par inhalation médicamenteuse ;
  • identifier les solutions pratiques pour diminuer l'exposition aux fumées de combustibles de biomasse ;
  • apporter des preuves convaincantes aux régulateurs à propos de l'impact des BPCO pour les communautés locales.

Cette recherche épidémiologique étudiera la prévalence des BPCO et des facteurs de risque dans les milieux ruraux pauvres d'Ouganda chez 300 hommes et 300 femmes âgés de plus de 30 ans. Elle mesurera leur exposition directe aux fumées de combustible de biomasse (PM₂̦₅), pour une durée moyenne d'exposition de 24 heures, dans l'habitat des zones rurales défavorisées, et combinera ces mesures à une évaluation qualitative des traditions culinaires et du comportement des personnes atteintes de BPCO. Les conséquences de la BPCO seront évaluées en termes de qualité de vie, de restrictions, de symptômes respiratoires et d'exacerbation.

L'étude Fresh Air est financée par l'IPCRG, soutenu par un don de Mundipharma International Ltd.

Références

1. OMS Surveillance, prévention et contrôle des maladies respiratoires chroniques à l'échelle mondiale : une approche exhaustive. Organisation Mondiale de la Santé, 2007.2. OMS. Alliance mondiale contre les maladies respiratoires : plan d'action 2008-2013. 2008.)3. (Buist AS, et al. Int J Tuberc Lung Dis 2008 07;12(7):703-708)4. (Alliance mondiale pour des cuisinières propres. Cuisinières et maladies non transmissibles. Septembre 2011.)5. Salvi S, Barnes PJ. L'exposition aux fumées de biomasse est-elle de premier facteur de risque pour les BPCO à l'échelle mondiale ? Chest 2010;138(1):3-6.6. Bousquet J, Dahl R, Khaltaev N. Alliance mondiale contre les maladies respiratoires chroniques. Allergy 2007 03;62(3):216-223)7. Déclaration de Brazzaville sur la prévention et le contrôle des maladies non transmissibles dans la région africaine de l'OMS. Entité régionale de l'OMS pour l'Afrique. Avril 2011. Clause 10.

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