nuance

Les rapports de l'ISHFE contiennent des recommandations pragmatiques pour les responsables des politiques de santé

Prise en charge des maladies chroniques en Europe – Prof.Dr Reinhard Busse, Université technique de Berlin L'avenir de l'évaluation des technologies de santé en Europe – Dr Panos Kanavos, London School of Economics

Prise en charge des maladies chroniques et évaluation des technologies de santé : clés de l'avenir des soins de santé en Europe

L'initiative pour le financement durable des soins de santé en Europe (Initiative for Sustainable Healthcare Financing in Europe, ISHFE) a présenté aujourd'hui, à Prague, sous les auspices de la présidence tchèque de l'Union européenne, les conclusions d'une nouvelle recherche approfondie sur le financement des systèmes de soins de santé en Europe. Deux rapports ont été soumis :

  • Prise en charge des maladies chroniques en Europe – Prof.Dr Reinhard Busse, Université technique de Berlin
  • L'avenir de l'évaluation des technologies de santé en Europe – Dr Panos Kanavos, London School of Economics

Sous la direction de Pat Cox, ancien président du Parlement européen, l'ISHFE mène depuis 2005 des enquêtes pour fournir aux responsables des politiques et à toutes les parties concernées par les systèmes de soins de santé une analyse situationnelle approfondie et des recommandations pragmatiques.

« Ces deux rapports sont les dernières contributions à une série d'études sur la question du financement durable des soins de santé en Europe, présentant le fruit des recherches effectuées par de grands chercheurs et institutions universitaires indépendants. L'objectif de cet exercice est d'aider les décisionnaires à choisir judicieusement parmi les nombreuses recherches et pratiques portant sur la prise en charge des maladies chroniques et l'évaluation des technologies de santé (ETS), et de diriger leur attention sur les questions clés requérant des choix futurs de politique, » explique Pat Cox.

Prise en charge des maladies chroniques :

priorité majeure pour les patients présents et futurs

Les affections et maladies chroniques sont les causes principales de mortalité et de morbidité en Europe, représentant 86 % de tous les décès prématurés, et la recherche suggère que les pathologies complexes, telles que le diabète et la dépression, imposeront une charge sanitaire encore plus lourde à l'avenir. Les analyses épidémiologiques et économiques indiquent la nécessité pour les décisionnaires de faire de la prise en charge des maladies une de leurs priorités. Le choix judicieux des stratégies à adopter sera cependant difficile, étant donné, notamment, que leur efficacité et leur rentabilité n'ont pas été pleinement prouvées. Les responsables des politiques n'ont pas seulement besoin de preuves académiques sur des interventions individuelles, ils doivent aussi connaître les conditions institutionnelles et organisationnelles qui favorisent la prise en charge réussie des maladies chroniques et les lacunes à combler au niveau des connaissances.

« Ce rapport nous permet de distinguer cinq aspects de la prise en charge des maladies chroniques qui nécessitent l'intervention des décisionnaires : l'innovation pharmaceutique et médicale, les avantages financiers, la coordination, la technologie de l'information et des communications et l'évaluation, » souligne le Dr Reinhard Busse, professeur au Département de gestion des soins de santé de l'Université technique de Berlin. Parmi d'autres propositions, le rapport établit les points suivants :

  • Le développement de traitements médicaux personnalisés est une tendance importante pour l'avenir de la prise en charge des maladies chroniques. Cependant, l'introduction de traitements spécialisés pour gérer les maladies chroniques crée une série de problèmes nouveaux. Les responsables des politiques doivent notamment prévoir une organisation efficace de l'octroi des licenses et des remboursements en matière de médecine personnalisée.
  • Les avantages financiers sont importants mais encourager des objectifs étroits peut entraîner une concentration excessive sur ces objectifs, ainsi que sur l'amélioration de la présentation des rapports, sans amélioration effective de la qualité. Les responsables des politiques doivent établir des indicateurs de qualité qui reflètent différents aspects de qualité (structure, processus et, si possible, résultat).
  • La perception de la qualité des soins par les patients est largement déterminée par une coordination réussie. Cependant, les responsables des politiques doivent reconnaître que les intérêts bien organisés tendent à profiter des soins fragmentaires, donc les réformes visant àaméliorer la coordination doivent être bien préparées et soutenues par une volonté politique solide.
  • Il est essentiel de s'accorder sur les normes techniques à adopter en matière de technologie de l'information car l'un des grands défis est de parvenir à une interopérabilité fonctionnelle au sein des systèmes de santé. Les décisionnaires doivent rassembler les parties intéressées et s'assurer que leurs objectifs et leurs normes sont conformes.
  • L'évaluation doit être intégrée à tous les programmes et initiatives visant à améliorer la prise en charge des maladies chroniques.

Évaluation des technologies de santé :

il s'agit d'information de décisions et non pas de prise de décisions

L'ETS est un processus évolutif rapide qui permet d'informer les décisions sur les avantages, les risques et les coûts des technologies, interventions et pratiques principalement nouvelles. Au cours des 20 dernières années, de nombreux pays européens ont commencé à recourir à ce processus mais souvent en vue d'objectifs relativement restreints. L'ETS est cependant de plus en plus couramment utilisée et on possède désormais une expérience approfondie des bonnes et moins bonnes pratiques. Le rapport étudie les structures, méthodes et processus des activités ETS, ainsi que leur rôle dans la prise de décision et fournit des exemples d'applications dans certains pays européens.

« Il est important de s'accorder sur les règles de bonne pratique car l'ETS entre de plus en plus en jeu dans les décisions prises par les organisations quant aux technologies de soins de santé pour lesquelles elles envisagent le remboursement, » déclare le Dr Panos Kanavos, London School of Economics. « Notre rapport propose 15 principes, fait ressortir sept points importants pour l'avenir et relève les défis essentiels à la normalisation de l'ETS en Europe. »

Parmi les 15 principes proposés dans le rapport :

  • Les ETS doivent avoir une portée et des objectifs précis et pertinents : un descriptif détaillé de la portée de l'ETS doit être rédigé avant le démarrage du processus, en collaboration avec l'ensemble des parties intéressées. Ce document doit être centré sur la définition des questions abordées, ainsi que sur le lien entre l'ETS et toutes les décisions ultérieures portant sur la technologie faisant l'objet de l'évaluation. Cette étape devrait permettre d'optimiser les avantages.
  • Les ETS doivent disposer d'un mécanisme précis permettant d'établir les priorités : un processus détaillé de priorisation et de sélection des sujets doit être établi pour éviter de prendre de mauvaises décisions en matière d'investissement et d'utilisation des ressources.
  • Les ETS doivent s'inscrire dans une démarche sociétale complète : elles doivent adopter une perspective sociétale élargie afin d'optimiser leur efficacité et leur avantage sociétal et éviter les décisions cliniques et les politiques de santé potentiellement faussées, élaborées en raison des perspectives limitées que se sont fixées les différentes parties impliquées.
  • Les ETS doivent englober toutes les technologies pertinentes afin de limiter les risques de prendre de mauvaises décisions en matière d'utilisation des ressources. Les interventions de santé publique et les services de santé électronique doivent être inclus dans les ETS et soumis à évaluation.
  • Le lien entre les résultats des ETS et le processus de prise de décision doit être transparent et clairement défini : une distinction nette doit être établie entre l'ETS elle-même et les décisions subséquentes. Le lien entre l'évaluation et la décision sera différent en fonction du contexte mais il doit, dans tous les cas, être transparent.

Le Dr Jack Watters, vice-président des Affaires médicales internationales chez Pfizer, déclare, « Pfizer est le partenaire financier d'ISHFE depuis sa création en 2005. Les rapports présentés aujourd'hui sur la prise en charge des maladies chroniques et l'ETS sont deux pas en avant décisifs qui permettront de mieux comprendre les mécanismes de durabilité du financement des soins de santé. En tant que protagoniste clé au sein du secteur des soins de santé, Pfizer est toujours prête à soutenir les initiatives visant à améliorer la base de preuves, aboutissant, à terme, à des décisions mieux informées pour le bénéfice des sociétés et des citoyens européens. »

À propos de l'initiative pour le financement durable des soins de santé en Europe

L'enquête sur les questions affectant la durabilité du financement des soins de santé a été lancée en 2005, lors d'une conférence de la Banque d'investissement européenne, au Luxembourg.

Entérinés par le ministère luxembourgeois de la Santé et par le Fonds d'innovation finlandais, SITRA, quatre rapports ont été rédigés et présentés sous forme d'un document directif unique, le Rapport Cox, en février 2007 à Helsinki et à la Commission européenne à Strasbourg.

L'initiative pour le financement durable des soins de santé en Europe vise à conduire et présenter les recherches effectuées par les grands chercheurs et institutions universitaires indépendants. Le groupe de direction de l'initiative est composé de : Pat Cox, président, Mouvement européen ; Claude Hemmer, ministère luxembourgeois de la Santé ; Elias Mossialos, London School of Economics ; Stephen Wright, Banque d'investissement européenne ; Reinhard Busse, Université technique de Berlin ; Fabienne Bartoli, Collège des Économistes de la Santé, Paris ; Panos Kanavos, London School of Economics ; Ulf Persson, Institut d'économie de la santé de Stockholm ; Jack Watters , vice-président, Affaires médicales internationales de Pfizer, Inc., New York (membre non votant).

Pfizer est un partenaire financier de l'initiative pour le financement durable des soins de santé en Europe.

Pour s'assurer de la pertinence des deux rapports pour les responsables européens des politiques de santé, le groupe directeur a adopté un programme de consultation périodique. Des réunions avec la Commission européenne (DG SANCO, DG Enterprise et DG Information Society) ont permis de sélectionner les deux sujets sous investigation et des contacts réguliers avec la Commission permettent d'aligner l'enquête sur les initiatives européennes. Des réunions sont aussi organisées avec les ministères de plusieurs État membres.

Pour de plus amples informations, consultez le site www.sustainhealthcare.org

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

CONTACT:

Burston Marsteller BrusselsVirginia Mucchi+ 32.2.743.66.19

© 2009 Business Wire - Tous droits réservés

Descripteur MESH : Santé , Europe , Soins , Berlin , Objectifs , Technologie , Patients , Traduction , Politique , Précis , Recherche , Santé publique , Prise de décision , Programmes , Rôle , Diabète , Union européenne , Secteur des soins de santé , Services de santé , Sociétés , Dépression , Électronique , Perception , Paris , Attention , New York , Mouvement , Mortalité , Morbidité , Méthodes , Membres , Médecine , Luxembourg , Langue , Jurisprudence , Fruit , Financement des soins de santé , Économie

nuance

Pratique médicale: Les +