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La discorde face à la sécurité à Westminster fait ressortir les risques dans les écoles

LONDRES, March 26 /PRNewswire/ -- Clinica - le principal journal de technologie médicale au monde - réclame une enquête publique sur l'état de réglementation de l'amiante au Royaume-Uni, suite à la divergence d'opinions concernant le risque d'exposition à l'amiante au Palais de Westminster à Londres.

Lors d'un débat parlementaire sur la présence d'amiante dans les écoles, les derniers résultats de l'enquête menée par Clinica sur l'étendue du problème et les besoins de soins de santé qui en découlent, sont venus renforcer les appels pour des mesures de prévention et de préparation accrues, y compris la création d'un centre national de recherche sur les maladies liées à l'amiante.

Clinica a obtenu un rapport qui met à jour et étaye les allégations rapportées en juin 2008. Le rapport, élaboré par Goddard Consulting (un consultant à la réputation solide sur la sécurité de l'amiante pour les autorités du Palais) pour la Parliamentary Works Services Directorate (Direction des services de travaux parlementaires), en date du 23 janvier 2009, révèle qu'une série de recommandations n'a pas été menée à bien concernant les niveaux, connus ou non, de risques d'exposition à l'amiante dans de nombreux endroits du Palais.

Le rapport, dans la préface duquel on peut trouver un avertissement sur « la présence d'amiante n'a pas été gérée dans le respect des différentes réglementations », est un document de 112 pages qui propose un résumé de tous les endroits connus de contamination par l'amiante ; ce rapport dresse la liste des « violations apparentes » au contrôle des réglementations d'amiante 2002 et 2006, à la lumière des recommandations précédentes ; il offre de nouvelles recommandations basées sur la situation actuelle. Le rapport présente également quelques 80 pages de rapports d'enquête et de correspondance concernant les préoccupations sur la sécurité de l'amiante, datant de 2005.

Après que Clinica ait été rassuré à la fois par le Parliamentary Works Services Directorate (PWSD) et le Health and Safety Executive (HSE, responsable de la sécurité et de la santé - en charge de la réglementation pour la sécurité face à l'amiante au Royaume-Uni) depuis juin 2008, le HSE a été prié de confirmer ses positions sur la sécurité face à l'amiante au Palais.

Un porte-parole a déclaré avoir reçu une copie du rapport et « qu'il allait étudier son contenu ». En attendant, un article paru aujourd'hui dans le Guardian, a publié une réponse de la PWSD suite aux constations de Clinica. L'article mentionne les conclusions de l'étude menée par un autre cabinet-conseil, et qui déclare que le Palais possède un « bon bilan de santé ».

« La contradiction entre les deux points de vue est loin d'être rassurante, compte tenu de la manière douteuse dont l'amiante a été gérée au Palais par le passé », a déclaré Bernard Murphy, rédacteur de la section Enquêtes chez Clinica. « De même, cela ne peut pas réduire les soupçons concernant la diffusion et les niveaux potentiellement dangereux de la contamination par l'amiante - ainsi que les éventuelles erreurs de gestion - dans d'autres structures publiques, notamment les écoles et les hôpitaux ».

« Des exemples importants d'erreurs de gestion sont arrivés aux oreilles des médias, mais on ne peut pas se permettre de prendre un tel risque, en particulier lorsqu'il s'agit d'écoles. Cependant, les indices qui prouvent qu'il se passe vraiment quelque chose se font de plus en plus nombreux, même s'ils restent isolés et critiqués ; ces signes comprennent un nombre croissant de maladies liées à l'amiante et des décès parmi les enseignants. »

Un débat parlementaire sur « l'amiante dans les écoles » est prévu aujourd'hui à Westminster Hall. Le débat sera mené par Paul Rowen, ministre du parti d'opposition libéral-démocrate pour le travail et les pensions, soutenu par d'autres membres du Parlement.

Le principal objectif d'une campagne de plus en plus acharnée, qui exige que l'on réponde à l'inquiétude générale quant à la construction d'environ 20 000 écoles, à l'époque où l'amiante était monnaie courante, consiste à mettre en place un registre accessible à tous sur la présence d'amiante dans les écoles, prenant appui sur un régime d'études transparent et complet. Clinica appelle à une révision urgente et à un renforcement de la politique de sécurité de l'amiante, en adéquation avec ces préoccupations.

Le HSE semble être d'un autre avis : « Il est difficile de justifier la création d'un registre lorsqu'un système est déjà en vigueur et qui, s'il est appliqué correctement, peut offrir des informations adéquates à toute personne susceptible d'entrer en contact avec l'amiante ». Il convient de garder en mémoire que ce sont les travailleurs en contact avec les infrastructures présentant de l'amiante qui sont les plus exposés, et non pas les personnes ayant une activité normale comme les professeurs qui ne sont pas en contact avec l'amiante (sic) », a déclaré un porte-parole à Clinica hier.

Tout dépend, bien sûr, de ce qu'on entend par « s'il est appliqué correctement », et il reste encore à prouver que les professeurs et les élèves ne viennent vraiment pas en contact avec l'amiante, ce qui est désormais très discutable.

Notes aux rédacteurs :

Espoir pour ceux exposés : Réseau de R & D pour les maladies de l'amiante

Alors que le débat fait rage à Westminster, les ministres ont été avertis de la nécessité croissante d'un effort en R & D mieux coordonné concernant les maladies liées à l'amiante. Les réunions ministérielles qui précéderont l'Action Mesothelioma Day (« Journée de mobilisation contre le mésothéliome », ayant lieu le 27 février) semblent avoir été perçues comme un grand pas en avant qui a débouché sur la création d'un centre national de R & D pour les maladies liées à l'amiante (NCARD) au Royaume-Uni.

Une proposition récemment mise au point par le British Mesothelioma Interest Group (BMIG) présente dans les détails les domaines de recherche : Détection précoce, diagnostic/prognostic et technologies de surveillance de la thérapie (en particulier les biomarqueurs et l'imagerie), la chirurgie (palliative/radicale), radiothérapie et thérapies par imagerie novatrices.

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