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Les actions de l’Assurance Maladie en matière de régulation médicalisée des dépenses de médicaments

L’objectif du plan d’actions de l’Assurance Maladie est de développer le bon usage du médicament en modifiant le comportement :

-des prescripteurs : il s’agit de les sensibiliser aux recommandations de bonnes pratiques de prescription et les responsabiliser au moyen des contrats conventionnels, de promouvoir les médicaments génériques et la prescription en dénomination commune. Une information spécifique sur les innovations thérapeutiques sera développée en 2004 ;

-des assurés : il s’agit de les sensibiliser au bon usage des médicaments et de les inciter à préférer les médicaments génériques par l'envoi, à titre expérimental, de courriers ciblés.

Les actions

les actions sont menées sur les classes thérapeutiques les plus significatives :

-les antibiotiques : la continuation du programme intitulé « les antibiotiques, c’est pas automatique » par des actions ciblées en direction deux acteurs essentiels : les médecins et les professionnels de l’enfance, complétée par une action sur l’usage des antibiotiques en chirurgie dentaire

Les professionnels de santé continueront à être informés régulièrement des actions de l’Assurance Maladie. Des états des lieux de leur profil de prescription d’antibiotiques par rapport aux praticiens de leur département leur seront communiqués. La mise à disposition des tests de diagnostic rapide (TDR) de l'angine se poursuit, couplée à des formations à l’antibiothérapie.

Un grand nombre de professionnels de la petite enfance (crèches, assistantes maternelles) sera réuni autour de tables rondes afin de partager les enjeux de l’antibiothérapie et d’envisager des actions communes. Des outils pédagogiques seront diffusés aux parents via les crèches, maternelles et PMI.

L'action sur les antibiotiques est complétée par le plan sur le bon usage des antibiotiques en chirurgie dentaire. Après un état des lieux réalisé fin 2003, les chirurgiens-dentistes conseils de l’Assurance Maladie rencontreront les chirurgiens dentistes libéraux au dernier trimestre 2004 pour leur diffuser les résultats de l'enquête et leur présenter le référentiel de prescription. Cette action concerne 15 000 des 38.000 chirurgiens dentistes en activité.

    • - les traitements de substitution des dépendances aux opiacées : Du côté des personnes traitées, il s'agit de préserver leur droit à des soins utiles et de qualité. Du côté des professionnels de santé, il s'agit de les aider dans leur démarche thérapeutique tout en luttant contre les abus et les fraudes.
    • Cette démarche s’organise autour de deux pôles :
  • - la qualité de la prise en charge des patients : recours à un médecin prescripteur et à un pharmacien dispensateur, mise en place pour certains patients d’entretiens conjoints médecin conseil – médecin traitant – patient ;
  • - le contrôle des bénéficiaires et des professionnels : identifier les comportements de fraudes ou d’abus ;
  • - la poly-médication : un accord de bon usage des soins avec les professionnels de santé est en cours de discussion. Des actions d’information auprès des assurés qui consomment de nombreux médicaments seront expérimentées dans quelques départements (courrier personnalisé destiné aux patients qui consomment plus de 10 médicaments).
  • - d’autres thèmes relatifs à la prescription médicamenteuse : sont en préparation en vue de donner lieu à des accords de bon usage des soins avec les médecins (notamment sur les psychotropes, les anti-agrégants plaquettaires, les anti-inflammatoires non-stéroïdiens et les héparines de bas poids moléculaire).
  • - les traitements de substitution des dépendances aux opiacées : Du côté des personnes traitées, il s'agit de préserver leur droit à des soins utiles et de qualité. Du côté des professionnels de santé, il s'agit de les aider dans leur démarche thérapeutique tout en luttant contre les abus et les fraudes.
  • Cette démarche s’organise autour de deux pôles :

les méthodes utilisées sont

-les enquêtes : concernant les médicaments contre l'ostéoporose, une étude est menée afin d’observer les pratiques de prescription. Elle vise à améliorer la connaissance et la prise en charge de chacune des classes pharmacologiques pouvant avoir une action dans la prévention ou une efficacité dans le traitement de l’ostéoporose post ménopausique. Dans le cadre des traitements aux hormones de croissance, des études sont menées pour connaître la population traitée pour chaque indication thérapeutique, pour suivre le respect des critères de mise sous traitement et pour évaluer les bénéfices en appréciant les gains de croissance. Par ailleurs, l’Assurance Maladie assurera, comme chaque année, la publication de trois documents de référence sur le médicament : MEDIC’ Assurance Maladie sur les dépenses de médicaments, GENERICAM sur les dépenses de médicaments génériques et le guide des équivalents thérapeutiques.

-La diffusion des recommandations : par exemple sur les traitements hypolipémiants (traitements anti-cholestérol), à la suite des résultats de l'enquête menée par l’Assurance Maladie, une mise à jour des recommandations a été demandée à l’ Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps). Des actions d’accompagnement des professionnels de santé et des assurés seront menées.

-Les actions de communication : notamment en matière d'antibiotiques et de médicaments génériques.

Source

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