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Un tableau sur les infections courantes de l'appareil reproducteur

Infections vaginales
Considérations en matière de contraception
  • Puisque certaines infections sont transmises par voie sexuelle, l'emploi systématique et correct d'un préservatif en latex peut assurer un certain degré de protection.
  • Les femmes atteintes d'une infection vaginale devraient être traitées et guéries avant de se faire insérer un DIU.
Vaginose bactérienne Trichomonase Candidose
Dans le monde entier, les infections vaginales les plus courantes regroupent la vaginose bactérienne, causée par des bactéries anaérobies, dont Gardnerella vaginalis ; la trichomonas, infection protozoaire causée par Trichomonas vaginalis ; et la candidose (muguet), infection fongique causée par Candida albicans.

La vaginose bactérienne peut s'accompagner de pertes vaginales malodorantes, encore qu'un bon nombre de femmes infectées ne présentent pas ce symptôme (ou elles ne le reconnaissent pas). La trichomonas peut entraîner des pertes vaginales jaunâtres, d'aspect mousseux, ainsi que des démangeaisons ou de la gêne. La candidose peut se manifester par des pertes blanches et épaisses ainsi que par des démangeaisons et de l'enflure. L'observation des seuls symptômes n'est pas une méthode fiable de détermination des agents pathogènes incriminés.

Traitement -- Toutes ces infections répondent à un traitement antiobiotique ou à d'autres traitements médicamenteux.

 

 

Les MST bactériennes
Considérations en matière de contraception
  • Utilisé correctement et systématiquement, le préservatif en latex assure un haut degré de protection.
  • Les spermicides et le diaphragme protègent contre la blennorragie et la Chlamydia.
  • Le préservatif féminin et la cape cervicale protègent peut-être contre certaines MST, mais ces méthodes n'ont pas été adéquatement étudiées.
  • Il n'y a pas de protection contre les MST en cas d'utilisation de méthodes autres que les méthodes de barrière, c'est-à-dire en cas d'utilisation des contraceptifs hormonaux (la pilule, le DMPA et les implants Norplant), des dispositifs intra-utérins (DIU), de la stérilisation ou des méthodes de planification familiale naturelle.
  • Les contraceptifs hormonaux seraient associés à un risque accru d'infections à Chlamydia, mais à un risque moindre de maladie inflammatoire pelvienne symptomatique (MIP).
  • Les femmes atteintes d'une infection vaginale ou cervicale doivent être traitées et guéries avant de se faire insérer un DIU.
Chancre mou Chlamydiase Blennorragie Syphilis
Le chancre mou est dû au bacille Haemophilus ducreyi et elle se transmet par voie sexuelle. C'est une cause courante d'ulcères génitaux en zone tropicale. Cette infection est causée par Chlamydia trachomatis. Transmise par voie sexuelle, la bactérie peut infecter l'urètre, le col de l'utérus ou les yeux. Chez la femme, elle peut entraîner la stérilité ou des complications de la grossesse et elle peut être transmise à l'enfant pendant l'accouchement. La blennorragie (ou la gonorrhée) est causée par Neisseria gonorrhoeae, et elle est transmise sexuellement. Cette bactérie peut infecter les organes génitaux, la gorge, les yeux ou le rectum. Elle peut rendre hommes et femmes stériles. La femme peut transmettre l'infection à son enfant pendant l'accouchement. La syphilis est causée par la bactérie Treponema pallidum et se transmet par voie sexuelle ou par contact avec du sang contaminé. La femme peut transmettre la maladie à son enfant pendant la grossesse.
Symptômes -- On constate l'apparition de lésions cutanées, douloureuses et sensibles au toucher. On sent des ganglions au site de l'infection. Le plus souvent, les ulcérations sont localisées sur les organes génitaux et dans la cavité buccale. Symptômes -- La plupart des personnes infectées n'ont pas de symptômes (sujets asymptomatiques). Les symptômes les plus courants regroupent un écoulement clair et peu abondant de l'urètre, des rougeurs et des irritations. Non traitée, cette infection peut durer des années. Symptômes -- Certaines personnes infectées ne présentent pas de symptômes (sujets asymptomatiques). Chez l'homme, la blennorragie peut se manifester par un écoulement jaunâtre de l'urètre, une miction douloureuse et du sang dans l'urine. Chez la femme, elle peut s'accompagner de rougeurs sur le col de l'utérus, de pertes vaginales et de douleurs pelviennes. Symptômes -- Des ulcérations apparaissent là où les bactéries envahissent l'organisme, comme sur les organes génitaux et dans la cavité buccale, et les bactéries se répandent ensuite dans la circulation sanguine. On observe alors des symptômes qui rappellent ceux de la grippe (fièvre et ganglions), une éruption cutanée et des boursouf-lures sur les organes génitaux. Non traitée, la cardiopathie, des lésions neurologiques et d'autres complications peuvent survenir.
Traitement -- Ces maladies sont guérissables avec des antibiotiques. La présence de MST bactériennes accroît le risque de transmission du VIH.

 

Les MST virales
Considérations en matière de contraception
  • Utilisé systématiquement et correctement, le préservatif masculin en latex confère un haut degré de protection. Les autres méthodes de barrière (préservatif féminin, spermicides, éponge et diaphragme) n'ont pas été adéquatement étudiées.
  • Pas de protection contre les MST en cas d'emploi d'autres méthodes, y compris les contraceptifs hormonaux (la pilule, le DMPA et les implants Norplant), les dispositifs intra-utérins (DIU), la stérilisation et les méthodes de planification familiale naturelle.
Sida (VIH) Herpès simplex (HSV) Papillomavirus humain (PVH) Hépatite à virus B (HBV)
Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) a pour effet de déprimer le système immunitaire, ce qui favorise l'installation d'infections opportunistes que l'on regroupe sous le terme de "syndrome de l'immunodéficience acquise", ou sida. Le VIH se transmet par le sperme, les sécrétions vaginales, le lait maternel et le sang. Il existe deux types d'herpès. Le type 1 se manifeste généralement par des boutons de fièvre sur les lèvres, alors que le type 2 entraîne plutôt des ulcérations génitales. Toutefois, ces deux types peuvent infecter n'importe quelle muqueuse. Les personnes infectées peuvent avoir, plusieurs fois par an, des éruptions qui durent en moyenne une semaine. Dans d'autres cas, la primo-infection ne se manifeste qu'une seule fois ou même pas du tout. Le papillomavirus humain (PVH) regroupe toute une famille de virus qui provoquent des verrues dans la bouche, dans la gorge, sur les organes génitaux et dans la région anale. Indolores et souvent de petite taille, ces verrues peuvent parfois être suffisamment importantes pour entraîner divers problèmes, dont l'obturation de l'urètre ou du larynx chez le nourrisson. Ce virus est la principale cause de cancer du col de l'utérus, du pénis et de l'anus. L'hépatite à virus B (HBV) entraîne des lésions hépatiques et peut se transmettre par voie sexuelle. Elle peut aussi se transmettre par le contact avec du sang contaminé ou des aiguilles contaminées. Le VHB est présent dans les sécrétions humaines, notamment dans le sperme et les sécrétions vaginales.
Symptômes -- Dans les tous premiers mois, les personnes infectées par le VIH peuvent avoir de la fièvre, des frissons ou d'autres manifestations du même ordre. Le sida, qui est en fait l'ensemble des complications de maladies qui se présentent suite à l'affaiblissement des défenses immunitaires par le virus, se manifeste normalement des années après la contamination. Le sida est presque toujours d'évolution mortelle. Symptômes -- La plupart des infections herpétiques sont asymptomatiques. Elles peuvent se traduire par des ulcérations ou des vésicules sur les organes génitaux, dans la région anale ou dans la bouche. Dans les cas graves, les yeux peuvent être atteints. Dans un premier temps, l'infection se manifeste par des brûlures et des démangeaisons accompagnées de rougeur, suivies un jour ou deux plus tard par l'éclosion de vésicules qui finissent par disparaître. Symptômes -- Les verrues poussent dans la bouche, dans la gorge, sur les organes génitaux ou dans la région anale. Ce sont des végétations indolores, plus ou moins saillantes. Les sous-groupes du PVH qui provoquent des verrues externes ne sont généralement pas associés au cancer. Symptômes -- Les nausées, les douleurs abdominales, la perte d'appétit et les maux de tête sont les premiers symptômes. Les ganglions et les lésions hépatiques apparaissent plus tard. Les yeux et la peau des sujets infectés prennent alors une couleur jaunâtre. Dans de rares cas, des lésions hépatiques graves entraînent la mort. Certains sujets infectés font des récidives toute leur vie.
Traitement -- Plusieurs traitement médicamenteux produisent des résultats encourageants pour ce qui est de réduire le taux du VIH dans le sang et dans le sperme, d'atténuer les symptômes liés au VIH et de retarder l'apparition du sida. Ces traitements onéreux ne sont généralement pas disponibles dans les pays en développement. Traitement -- Le virus reste latent dans le corps entre deux éruptions et on ne peut pas le détruire. Les sujets infectés l'hébergent pour la vie. Des médicaments permettent de diminuer les éruptions et d'atténuer les manifestations douloureuses. L'herpès accroît le risque de contamination par le sida, parce que les ulcérations créent un point d'entrée pour le VIH. Traitement -- On peut faire disparaître les verrues (en les brûlant, par cryochirurgie ou à l'aide de produits chimiques), mais elles peuvent revenir puisque le virus reste latent dans le corps. Les frottis de Papanicolaou annuels sont indiqués pour le dépistage précoce du cancer du col. Traitement -- En cas de maladie aiguë, la convalescence nécessite beaucoup de repos. Il existe un vaccin contre l'hépatite à virus B, dont on ne peut qu'encourager l'utilisation.

 

 

Taille relative des cellules
   Neisseria Gonorrhoeae (blennoragie)  
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  Treponema Pallidum (syphilis)
VIH
 
   Spermatozoïde  

Taille relative des cellules

Sources :

  1. Feldblum P, Joanis C. Modern Barrier Contraceptives: Effective Contraception and Disease Prevention. Research Triangle Park, NC: Family Health International, 1994.
  2. Holmes KK, Mardh P-A, Sparling PF, et al. Sexually Transmitted Diseases. New York: McGraw-Hill Book Company, 1990..

    Network, Hiver 1997, Volume 17, Numéro 2 .
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    © Copyright 1999, Family Health International (FHI)




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