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Le schéma thérapeutique à comprimé unique « Quad » de Gilead pour le traitement du VIH maintient une suppression virale élevée pendant 48 semaines dans une étude de Phase II

Les données de 48 semaines de cette étude de Phase II (Étude 236-0104) étendent les résultats positifs de 24 semaines annoncés en février 2010 lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI). Les taux d’innocuité, de tolérabilité et d’abandon étaient similaires entre les deux bras de l’étude, mais les événements indésirables du système nerveux central (SNC), y compris les rêves anormaux/cauchemars, les étourdissements et l’anxiété, étaient moins nombreux chez les patients recevant le Quad que chez ceux recevant l’Atripla.

- Des données supplémentaires de 48 semaines confirment le Cobicistat comme agent amplificateur antirétroviral -

Gilead Sciences, Inc. (Nasdaq : GILD) a annoncé aujourd'hui les résultats d’un essai clinique de Phase II indiquant que « Quad », son schéma posologique expérimental à dose fixe à comprimé unique d’elvitégravir, de Cobicistat et de Truvada® (emtricitabine et fumarate de ténofovir disoproxil) pour le traitement de l’infection par le VIH maintenait un taux élevé de suppression virologique pendant 48 semaines, affichant une activité antirétrovirale comparable à celle de l’Atripla® (éfavirenz 600 mg/emtricitabine 200 mg/ fumarate de ténofovir disoproxil 300 mg). À la semaine 48, la proportion de patients qui atteignaient un ARN VIH (charge virale) inférieur à 50 copies/ml était de 90 % dans le bras Quad et de 83 % dans le bras Atripla (en utilisant une analyse dans laquelle l’absence vaut un échec). Ces données figurent aujourd'hui dans une présentation sur affiches de dernière minute au 50e Congrès Interscience annuel sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie (ICAAC) à Boston (Résumé #H-938b).

Les données de 48 semaines de cette étude de Phase II (Étude 236-0104) étendent les résultats positifs de 24 semaines annoncés en février 2010 lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI). Les taux d’innocuité, de tolérabilité et d’abandon étaient similaires entre les deux bras de l’étude, mais les événements indésirables du système nerveux central (SNC), y compris les rêves anormaux/cauchemars, les étourdissements et l’anxiété, étaient moins nombreux chez les patients recevant le Quad que chez ceux recevant l’Atripla.

« Le développement d’un schéma posologique à comprimé unique a permis d’améliorer les soins aux personnes vivant avec le VIH, mais d’autres options sont nécessaires, notamment pour ceux qui souffrent d’effets indésirables avec les combinaisons de médicaments existantes », a déclaré Richard Elion, MD, investigateur principal et directeur de recherche clinique à la Clinique Whitman-Walker de Washington, D.C. « Ces données positives de Phase II suggèrent que le Quad pourrait devenir une importante nouvelle option pour les personnes infectées par le VIH ».

Les résultats d’une étude séparée également présentés par le Dr Elion au congrès ICAAC indiquent que l’atazanavir amplifié par le Cobicistat plus le Truvada présentent une efficacité et une innocuité similaires à celles de l’atazanavir amplifié par le ritonavir plus Truvada à 48 semaines. Les changements au niveau des taux de filtration glomérulaires estimés chez les patients au début de l’étude demeuraient stables jusqu’à la semaine 48 et étaient comparables aux changements observés chez les patients recevant du ritonavir. Gilead poursuit son étude du Cobicistat comme agent amplificateur autonome alternatif pour d’autres médicaments antirétroviraux, en plus de son rôle dans le Quad.

« Nous sommes heureux de la robustesse de ces résultats de Phase II sur 48 semaines à l’heure où nous continuons de faire des progrès rapides dans notre programme clinique de Phase III pour le Quad », ajoute Norbert W. Bischofberger, PhD, vice-président directeur en recherche et développement et directeur scientifique de Gilead. « L’inscription de patients dans notre première étude de Phase III du Quad contre Atripla a été récemment complétée, et la sélection pour la deuxième étude du Quad contre un schéma posologique à base de protéase est désormais clôturée. Nous sommes impatients de partager les résultats de ces deux études pivot importantes en 2011 ».

Étude Quad 236-0104

L’Étude 236-0104 est un essai clinique comparatif contre traitement de référence, en double aveugle, multicentrique, randomisé (2:1) de 48 semaines évaluant l’innocuité et l'efficacité du Quad (n=48) contre l’Atripla(n=23) chez des adultes infectés par le VIH et naïfs de traitement dont la charge virale était supérieure ou égale à 5 000 copies/ml et dont les numérations cellulaires CD4 (une mesure de la robustesse du système immunitaire) étaient supérieures à 50 cellules/mm3 au début de l'étude. Les semaines 24 et 48 sont les points dans le temps primaires et secondaires, respectivement, pour l’efficacité, qui est mesurée par la proportion de patients dont l’ARN VIH est inférieur à 50 copies/ml. Les objectifs secondaires sont l’innocuité et la tolérabilité des deux schémas thérapeutiques pendant les 48 semaines.

Au début de l'étude, les participants du bras Quad de l’étude présentaient une charge virale moyenne de 4,59 log10 copies/ml et une numération cellulaire CD4 moyenne de 354 cellules/mm3. Les patients du bras Atripla de l’étude présentaient une charge virale moyenne de 4,58 log10 copies/ml et une numération cellulaire CD4 moyenne de 436 cellules/mm3 au début de l’étude.

À 48 semaines, 90 % des patients du bras Quad et 83 % des patients du bras Atripla avaient atteint l’objectif primaire de l’étude, à savoir des niveaux ARN VIH inférieurs à 50 copies/ml, en utilisant une analyse où l’absence vaut un échec (différence du taux de réponse pondéré par strate entre Quad et Atripla = +8,4 % ; IC de 95 % : -8,8 % à 25,6 %). D’autre part, en utilisant une analyse dans laquelle les valeurs absentes sont exclues, 96 et 95 % des patients des bras Quad et Atripla, respectivement, ont atteint des niveaux ARN VIH inférieurs à 50 copies/ml au bout de 48 semaines.

Les patients prenant le Quad présentaient une augmentation moyenne de la numération cellulaire CD4 de 240 cellules/mm3 comparé à une augmentation moyenne de 162 cellules/mm3 chez les patients Atripla à 48 semaines.

Les taux d’abandon et les effets indésirables étaient similaires dans les deux bras de l’étude. Trois patients ont abandonné le traitement dans chaque bras de l’étude ; l’un d’entre eux, un patient Atripla, abandonna le traitement suite à un événement indésirable (idéation suicidaire), en revanche, aucun patient n’a abandonné le Quad suite à un événement indésirable. Les taux d’effets indésirables étaient similaires entre les bras de traitement bien que les effets indésirables observés chez les patients Quad aient été moins nombreux au niveau du système nerveux central. Les effets indésirables émergeant en cours de traitement observés les plus fréquemment affectant plus de 5 % des patients dans l’un ou l’autre bras de traitement étaient les rêves anormaux/cauchemars, la fatigue, les étourdissements, la diarrhée, la somnolence, les céphalées, l’anxiété, la nausée, la distension abdominale et l’érythème. Deux effets indésirables de grade 3 ou 4 ont été signalés chez les patients Quad (pneumonie et verrues ano génitales) et deux chez les patients Atripla (lymphome B avec lymphadénopathie et neutropénie).

Une incidence similaire d’anomalies de laboratoire (grades 2-4) a été observée dans les deux bras de l’étude. Les anomalies de laboratoire observées chez plus de 5 % des patients dans chaque bras de traitement étaient l’hyperamylasémie, l’hypercholestérolémie, la créatine kinase, la neutropénie et la protéinurie. Les augmentations moyennes de cholestérol, lipoprotéine de faible densité (LDL), lipoprotéine de haute densité (HDL) et triglycérides étaient faibles et similaires dans les deux bras de l’étude.

Étude Cobicistat 216-0105

L’Étude 216-0105 est un essai clinique comparatif contre traitement de référence, en double aveugle, multicentrique, randomisé (2:1) de 48 semaines évaluant l’innocuité et l’efficacité de l’atazanavir amplifié par le Cobicistat (n=50) comparé à l’atazanavir amplifié par le ritonavir (n=29), chacun en association avec le Truvada chez des adultes infectés par le VIH et naïfs de traitement dont la charge virale était supérieure ou égale à 5 000 copies/ml et dont les numérations cellulaires CD4 étaient supérieures à 50 cellules/mm3 au début de l'étude. Les semaines 24 et 48 sont les points dans le temps primaires et secondaires, respectivement, pour l’efficacité, qui est mesurée par la proportion de patients présentant un ARN VIH inférieur à 50 copies/ml. Les objectifs secondaires sont l’innocuité et la tolérabilité des deux schémas thérapeutiques sur 48 semaines.

Au début de l'étude, les participants du bras Cobicistat présentaient une charge virale moyenne de 4,56 log10 copies/ml et une numération cellulaire CD4 moyenne de 341 cellules/mm3. Les patients du bras ritonavir de l’étude présentaient une charge virale moyenne de 4,69 log10 copies/ml et une numération cellulaire CD4 moyenne de 367 cellules/mm3 au début de l’étude.

À 48 semaines, 82 % des patients du groupe Cobicistat et 86 % des patients du groupe ritonavir avaient atteint l’objectif primaire, à savoir des niveaux ARN VIH inférieurs à 50 copies/ml, en utilisant une analyse où l'absence vaut un échec (différence du taux de réponse pondéré par strate entre Cobicistat et ritonavir = -4,6 %; IC de 95 % ; -21,7 % à 12,5 %). D’autre part, en utilisant une analyse où les valeurs absentes sont exclues, 91 et 96 % des patients des bras Cobicistat et ritonavir, respectivement, ont atteint des niveaux ARN VIH inférieurs à 50 copies/ml au bout de 48 semaines.

Les patients suivant un régime amplifié par le Cobicistat présentaient une augmentation moyenne de numération cellulaire CD4 de 230 cellules/mm3, comparé à une augmentation moyenne de 206 cellules/mm3 chez les patients suivant un régime amplifié par le ritonavir à 48 semaines.

Les taux d’abandon étaient similaires entre les bras de l’étude. Deux patients recevant le Cobicistat ont abandonné le traitement en raison d’effets indésirables (vomissements et érythème), ainsi qu’un patient recevant le ritonavir (ictère oculaire). Les effets indésirables émergeant en cours de traitement observés le plus fréquemment chez plus de 5 % des patients dans l’un ou l’autre bras de traitement étaient la diarrhée, la nausée, la fatigue et la flatulence. Deux effets indésirables de grade 3 ou 4 ont été observés chez les patients traités au Cobicistat (anémie et érythème) et aucun chez les patients du bras ritonavir.

Une incidence similaire d’anomalies en laboratoire (grades 2-4) a été observée dans les deux bras de l’étude. Les anomalies en laboratoire (grades 2-4) observées chez plus de 5 % des patients dans l’un ou l’autre bras de traitement étaient l’hyperbilirubinémie, l’hyperamylasémie, l’hypercholestérolémie, la créatine kinase, l’hypophosphatémie et l’hématurie. Les augmentations moyennes de cholestérol, lipoprotéine de faible densité (LDL), lipoprotéine de haute densité (HDL) et triglycérides étaient faibles et similaires dans les deux bras de l’étude.

De petites augmentations de créatinine sérique (une valeur utilisée pour estimer la fonction rénale) avec des réductions résultantes de la clairance de créatinine estimée (par Cockroft-Gault) ont été observées aux points dans le temps précoces dans l’étude de Phase II, mais étaient stabilisées à la semaine 48 et comparables aux patients du bras ritonavir. À 48 semaines, l’augmentation moyenne de créatinine sérique par rapport à la ligne de base était de 0,15 mg/dl chez les patients Cobicistat et de 0,13 mg/dl chez les patients ritonavir. La réduction moyenne du taux de filtration glomérulaire estimé à 48 semaines était de 13,3 ml/min et 13,8 ml/min chez les patients Cobicistat et ritonavir, respectivement.

À propos de l’elvitégravir

L’elvitégravir est un inhibiteur d’intégrase du VIH. Contrairement aux autres classes d’agents antirétroviraux, les inhibiteurs d’intégrase interfèrent avec la réplication du VIH en bloquant la capacité du virus à s’intégrer au matériel génétique des cellules humaines. L’elvitégravir a été octroyé par Japan Tobacco Inc. (JT) à Gilead en mars 2005. En vertu de l’accord entre Gilead et JT, Gilead détient les droits exclusifs de développement et de commercialisation de l’elvitégravir dans tous les pays du monde sauf le Japon, où JT conserve les droits.

À propos de Cobicistat

Le Cobicistat, exclusif de Gilead, est un puissant inhibiteur mécanique du cytochrome P450 3A (CYP3A), une enzyme qui métabolise les médicaments dans le corps. Outre l’étude de cet agent dans le cadre d’un schéma posologique à dose fixe basé sur l’intégrase, Gilead étudie également le rôle autonome potentiel du Cobicistat dans l’amplification des inhibiteurs de la protéase du VIH disponibles commercialement, lesquels sont utilisés dans de nombreux traitements contre le VIH.

Le Quad, l’elvitégravir et le Cobicistat sont des produits expérimentaux et leur innocuité et leur efficacité chez l’homme n’ont pas encore été déterminées.

Informations importantes sur l’innocuité de du Truvada et de l’Atripla

Des cas d’acidose lactique et d’hépatomégalie grave avec stéatose, y compris des cas mortels, ont été signalés avec l’utilisation d’analogues de nucléoside seuls ou en association avec d’autres antirétroviraux, notamment le Viread (fumarate de ténofovir disoproxil), un composant de l’Atripla et du Truvada. L’Atripla et le Truvada ne sont pas approuvés pour le traitement d’infections chroniques au virus de l’hépatite B (VHB) et l’innocuité et l’efficacité de ces médicaments n’ont pas été établies chez les patients coinfectés par le VHB et le VIH-1. Des exacerbations aiguës graves de l’hépatite B ont été signalées chez des patients coinfectés par les virus VIH-1 et HBV ayant abandonné l’Atripla ou le Truvada. La fonction hépatique doit être étroitement surveillée avec un suivi clinique et des analyses pendant au moins plusieurs mois chez les patients coinfectés par le VHB et le VIH-1 qui abandonnent l’Atripla ou le Truvada. Le cas échéant, il pourra s’avérer nécessaire de commencer un traitement contre l’hépatite B.

Il est important pour les patients de savoir que les médicaments anti-VIH, y compris l’Atripla et le Truvada, ne guérissent ni l’infection au VIH ni le SIDA et ne réduisent pas le risque de transmettre le VIH à autrui.

Informations supplémentaires importantes sur le Truvada

Le Truvada est une co-formulation sous forme de comprimé à dose fixe contenant 200 mg d’emtricitabine (Emtriva®) et 300 mg de fumarate de ténofovir disoproxil (Viread®). Aux États-Unis le Truvada est indiqué en association avec d’autres agents antirétroviraux, tels que les inhibiteurs de transcriptase inverse non-nucléosidiques ou les inhibiteurs de protéase, pour le traitement du VIH-1 chez l’adulte.

Le Truvada ne doit pas être administré en association avec des produits contenant l’Atripla, l’Emtriva, le Viread ou la lamivudine, y compris le Combivir® (lamivudine/zidovudine), l’Epivir® ou l’Epivir-HBV® (lamivudine), l’Epzicom® (sulfate d’abacavir/lamivudine) ou le Trizivir® (sulfate d’abacavir/lamivudine/zidovudine). Chez les patients déjà traités, la prise de Truvada doit être guidée par des analyses de laboratoire et les antécédents de traitement.

L’emtricitabine et le ténofovir sont éliminés essentiellement par les reins. Des cas de déficience rénale, notamment des cas d’insuffisance rénale aiguë et de syndrome de Fanconi (atteinte des tubules rénaux accompagnée d’hypophosphatémie grave), ont été signalés en association avec la prise de Viread. Il est recommandé de calculer la clairance de la créatinine chez tous les patients avant le début du traitement par Truvada, et si cela est approprié au niveau clinique, pendant le traitement.

Un contrôle régulier de la clairance de la créatinine calculée et du phosphore sérique doit être effectué chez les patients à risque d’insuffisance rénale, y compris les patients ayant déjà présenté des troubles rénaux avec Hepsera® (adéfovir dipivoxil).

Il est recommandé de procéder à un ajustement des intervalles de dosage et de suivre de près la fonction rénale chez les patients présentant une clairance de la créatinine de 30 à 49 ml/min. Le Truvada doit être évité avec la prise simultanée ou récente d’un agent néphrotoxique. Le Truvada ne doit pas être administré en association avec l’Hepsera.

L’administration de Truvada en association avec de la didanosine nécessite une certaine prudence. Les patients doivent être surveillés de près pour détecter tout effet indésirable associé à la didanosine et la didanosine devrait être abandonnée si tel est le cas. Une réduction du dosage de la didanosine devra être envisagée, le cas échéant. Les patients sous atazanavir et lopinavir/ritonavir plus Truvada doivent être suivis pour détecter tout effet indésirable associé au Truvada et le Truvada abandonné, le cas échéant. Lorsqu’il est administré en association avec le Truvada, il est recommandé d’amplifier l’atazanavir avec du ritonavir 100 mg. L’atazanavir sans ritonavir ne doit pas être administré en association avec le Truvada.

Une diminution de la densité minérale osseuse (DMO) a été constatée au niveau du rachis lombaire et de la hanche consécutivement à la prise de Viread. L’effet sur la santé osseuse à long terme et le risque futur de fracture est inconnu. Une surveillance de la DMO doit être envisagée chez les patients présentant des antécédents de fractures pathologiques ou à risque d’ostéopénie. Des cas d’ostéomalacie (associée à une tubulopathie rénale proximale et pouvant contribuer à des fractures) ont été signalés en association avec la prise de Viread.

Des changements au niveau de la masse adipeuse corporelle ont été observés chez les patients prenant des médicaments anti-VIH. Le syndrome de restauration immunitaire a été signalé chez des patients ayant subi une bithérapie, notamment avec le Viread et l’Emtriva, et pourrait nécessiter une évaluation et un traitement ultérieurs.

Les effets indésirables les plus fréquents (incidence ≥ 10 %) sont la diarrhée, la nausée, la fatigue, les céphalées, les étourdissements, la dépression, l’insomnie, les rêves anormaux et l’érythème.

Le composé d’origine du Viread a été découvert dans le cadre d’une recherche collaborative entre le Dr Antonin Holy, de l’Institut de chimie organique et biochimie (IOCB) de l’Académie des sciences de la République tchèque à Prague et le Dr Erik DeClercq, de l’Institut Rega de recherche médicale de l’Université catholique de Louvain en Belgique. Les inventeurs du Viread ont accepté de renoncer à leur droit à une redevance sur la vente du Viread et du Truvada dans les pays du programme Access de Gilead, afin d’assurer que le produit puisse être vendu sans bénéfice dans les parties du monde les plus frappées par l’épidémie de VIH/SIDA.

Pour obtenir les informations posologiques complètes du Truvada, consulter www.Truvada.com.

Informations supplémentaires importantes sur l’Atripla

Aux États-Unis l’Atripla est indiqué comme schéma thérapeutique unique complet ou en association avec d’autres agents antirétroviraux pour le traitement de l’infection par le VIH-1 chez l’adulte.

L’Atripla contient les composants du Truvada (emtricitabine et fumarate de ténofovir disoproxil) et du Sustiva® (éfavirenz), coformulés en un comprimé unique. Par conséquent, les informations importantes sur l’innocuité figurant dans la section Truvada ci-dessus concernent également l’Atripla, en plus des informations importantes suivantes sur le produit.

Dans un schéma posologique à dose fixe de Viread (fumarate de ténofovir disoproxil), d’Emtriva (emtricitabine) et de Sustiva (éfavirenz), l’Atripla ne doit pas être administré en association avec le Viread, l’Emtriva, le Truvada (emtricitabine et ténofovir disoproxil fumarate) ou le Sustiva.

Compte tenu des similarités entre l’Emtriva et la lamivudine, l’Atripla ne doit pas être administré en association avec des médicaments contenant de la lamivudine, notamment le Combivir (lamivudine/zidovudine), l’Epivir ou l’Epivir-HBV (lamivudine), l’Epzicom (sulfate d’abacavir/lamivudine) ou le Trizivir (sulfate d’abacavir/lamivudine/zidovudine).

L’Atripla ne doit pas être pris avec le bépridil, le cisapride, le midazolam, le pimozide, le triazolam et les produits dérivés de l’ergot de seigle en raison d’une contre-indication avec l’éfavirenz. La prise d’Atripla avec le voriconazole, le millepertuis officinal (Hypericum perforatum) ou les produits contenant du millepertuis officinal est déconseillée. La prise d’Atripla avec de l’atazanavir ou de l’atazanavir/ritonavir est déconseillée.

L’Atripla ne doit pas être administré aux patients dont la clairance de la créatinine est inférieure à 50 ml/min.

Des épisodes psychiatriques indésirables graves, notamment une dépression profonde (2,4 %), une idéation suicidaire (0,7 %), des tentatives de suicide (0,5 %), un comportement agressif (0,4 %), des réactions paranoïaques (0,4 %) et des réactions obsessionnelles (0,2 %), ont été signalés chez des patients traités par l’éfavirenz, un composant de l’Atripla. Outre l’éfavirenz, certains des facteurs identifiés dans une étude clinique comme étant associés à une augmentation des symptômes psychiatriques étaient les antécédents d’utilisation de drogues injectables, les antécédents psychiatriques et la prise de médicaments psychiatriques. Des cas isolés de suicide, de délire et de comportement pseudopsychotique ont été signalés, mais il n’a pas été possible de déterminer si l’éfavirenz en était la cause. Les patients ayant connu des épisodes psychiatriques indésirables graves devront subir une évaluation immédiate pour déterminer si les risques de poursuite du traitement l’emportent sur ses avantages. Les patients doivent indiquer à leur médecin s’ils ont des antécédents de maladie mentale, consomment des stupéfiants ou de l’alcool.

53 % des patients participant à des études cliniques ont signalé des symptômes du système nerveux central incluant étourdissements (28,1 %), insomnie (16,3 %), problèmes de concentration (8,3 %), somnolence (7,0 %), rêves anormaux (6,2 %) et hallucinations (1,2 %) lorsqu’ils prenaient de l’éfavirenz comparé à 25 % chez les patients recevant des schémas thérapeutiques témoins. Ces symptômes commencent généralement le premier ou le deuxième jour de la thérapie et disparaissent généralement après les deux à quatre premières semaines du traitement. Après quatre semaines de traitement, la prévalence des symptômes du système nerveux central de gravité au moins modérée était de 5 à 9 % chez les patients traités avec des schémas contenant l’éfavirenz. Les symptômes liés au système nerveux ne sont pas annonciateurs de symptômes psychiatriques moins fréquents.

Les femmes ne doivent pas tomber enceintes ou allaiter pendant la prise d’Atripla. Des malformations congénitales graves ont été constatées chez les enfants de femmes traitées à l’éfavirenz au cours de la grossesse. Les femmes doivent utiliser une méthode contraceptive de barrière fiable, comme le préservatif, pendant 12 semaines après l’arrêt de l’Atripla, même si elles utilisent par ailleurs d’autres méthodes de contraception.

L’érythème est un effet indésirable fréquent qui disparaît généralement sans modification du traitement. L’érythème peut constituer un problème grave chez certains patients.

Les enzymes hépatiques doivent être surveillés avant et pendant le traitement chez les patients présentant une hépatite sous-jacente, y compris une hépatite B ou C ; chez les patients présentant une élévation marquée de la transaminase ; et quand l’Atripla est administré avec le ritonavir ou d’autres médicaments associés à la toxicité hépatique. Certaines observations post-commercialisation d’insuffisance hépatique, y compris des cas observés chez des patients sans maladie hépatique préexistante ni autres facteurs de risque identifiables, étaient caractérisées par une évolution fulminante, entrainant dans certains cas une greffe ou un décès. La surveillance de l’enzyme hépatique doit être considérée pour les patients sans dysfonctionnement hépatique préexistant ou autres facteurs de risque.

L’Atripla doit être utilisé avec prudence chez les patients ayant des antécédents de crises convulsives. Des convulsions ont été observées chez des patients qui prennent de l’éfavirenz, généralement en présence d’antécédents médicaux connus de crises convulsives.

L’administration concomitante d’Atripla et d’atazanavir est déconseillée.

L’Invirase® (saquinavir) ne doit pas être utilisé comme seul inhibiteur de protéase en association avec l’Atripla.

Les effets indésirables les plus importants observés chez les patients traités avec le Sustiva sont des symptômes liés au système nerveux, des symptômes psychiatriques et l’érythème.

Les effets indésirables les plus fréquemment observés (au moins 5 %) dans des études cliniques du Sustiva sont la fatigue, la douleur, les étourdissements, les céphalées, l’insomnie, les problèmes de concentration, la nausée, les vomissements, la diarrhée, la dépression, l’érythème et le prurit.

Pour obtenir des informations posologiques complètes sur l’Atripla, consulter www.Atripla.com.

À propos de Gilead Sciences

Gilead Sciences est une société biopharmaceutique qui découvre, développe et commercialise des thérapies innovantes dans des domaines de besoins médicaux non satisfaits. La mission de la société est de faire progresser les soins dispensés aux patients souffrant de maladies mettant leur vie en danger dans le monde entier. Gilead, dont le siège se trouve à Foster City, en Californie, exerce ses activités en Amérique du nord, en Europe et en Australie.

Énoncés prévisionnels

Le présent communiqué de presse contient des énoncés prévisionnels, au sens de la loi Private Securities Litigation Reform Act de 1995, qui sont soumis à des risques, à des incertitudes et à d’autres facteurs, y compris les risques associés au respect des délais anticipés de nos essais cliniques pour le Quad et le Cobicistat, et la question de savoir si ces essais seront couronnés de succès. Le risque existe que les résultats des essais cliniques en cours ou essais cliniques éventuels ultérieurs du Quad ou du Cobicistat soient défavorables, et qu’il soit nécessaire pour Gilead de modifier ou de retarder ces essais cliniques. Il se peut que Gilead n’obtienne pas l’approbation de la FDA et d’autres agences réglementaires, et par conséquent, que la commercialisation du Quad ou du Cobicistat ne se matérialise pas. Par ailleurs, Gilead pourrait prendre la décision stratégique d'abandonner le développement du Quad ou du Cobicistat si, par exemple, la société estimait que la commercialisation serait difficile relativement aux autres opportunités dans son bassin pharmacoclinique. Ces risques, incertitudes et autres facteurs sont susceptibles de faire varier sensiblement les résultats réels par rapport à ceux indiqués dans ces énoncés prévisionnels. Il est conseillé aux lecteurs de ne pas se fier outre mesure à ces énoncés prévisionnels. Ces risques et d’autres sont décrits en détail dans le rapport trimestriel sur formulaire 10-Q de Gilead pour le premier et le deuxième trimestre 2010, déposé auprès de l’U.S. Securities and Exchange Commission. Tous les énoncés prévisionnels reposent sur des informations dont Gilead dispose actuellement et Gilead rejette toute obligation d’actualiser un quelconque de ces énoncés prévisionnels.

Des informations posologiques complètes sur Truvada aux États-Unis sont disponibles sur www.Truvada.com.

Des informations posologiques complètes sur Atripla aux États-Unis sont disponibles sur www.Atripla.com.

Des informations posologiques complètes sur Viread aux États-Unis sont disponibles sur www.Viread.com.

Des informations posologiques complètes sur Emtriva aux États-Unis sont disponibles sur www.GileadHIV.com.

Des informations posologiques complètes sur Hepsera aux États-Unis sont disponibles sur www.Hepsera.com.

Truvada, Viread, Emtriva et Hepsera sont des marques déposées de Gilead Sciences, Inc.

Atripla est une marque déposée de Bristol-Myers Squibb & Gilead Sciences, LLC.

Pour en savoir plus sur Gilead Sciences, consulter le site de la société à l’adresse www.gilead.com ou appeler Gilead Public Affairs au 1-800-GILEAD-5 ou au 1-650-574-3000.

Le texte du communiqué issu d’une traduction ne doit d’aucune manière être considéré comme officiel. La seule version du communiqué qui fasse foi est celle du communiqué dans sa langue d’origine. La traduction devra toujours être confrontée au texte source, qui fera jurisprudence.

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